Strasbourg, 26/10/2006 (Agence Europe) - Le Parlement européen a adopté mardi, en deuxième lecture, cinq recommandations de la commission « culture et éducation ». Suite à l'accord intervenu avec la Commission et le Conseil, les recommandations préconisent d'approuver la position commune du Conseil sans modifications. Bien que les rapporteurs aient souligné et critiqué, avec plus ou moins de vigueur, le manque de moyens alloués aux différents programmes, ils ont toutefois fait appel à une procédure plus rapide destinée à confirmer l'accord négocié entre le Parlement, le Conseil et la Commission en vue de permettre aux programmes d'entrer en vigueur d'ici 2007. Outre les programmes MEDIA 2007 et Culture 2007 (voir EUROPE d'hier), les députés ont adopté les recommandations qui portent sur les programmes suivants:
Programme d'action intégré dans le domaine de l'éducation et de la formation tout au long de la vie - Rapporteur Doris Pack (PPE-DE, Allemande). Position commune adoptée sans amendements. En adoptant la recommandation, le Parlement marque son accord avec la proposition de la Commission de réunir sous un seul programme, pour la période 2007-2013, toutes les possibilités d'apprentissage offertes depuis le plus jeune âge jusqu'à celui de la retraite. Doté d'un budget de 6,97 milliards d'euros, ce programme intégré succédera aux programmes actuels Socrates, Leonardo da Vinci et eLearning et coiffera quatre piliers ou sous-programmes (Comenius, Erasmus, Leonardo da Vinci et Grundtvig) complétés par le nouveau programme Jean Monnet qui soutiendra des établissements et activités dans le domaine de l'intégration européenne. « Ce nouveau programme donnera une réponse adéquate aux manques actuels dans le cadre de la stratégie de Lisbonne, pour plus de croissance et d'emploi », a souligné Mme Pack qui se réjouit par ailleurs de l'accès aux programmes des pays voisins tels que la Suisse, la Turquie ou les pays des Balkans occidentaux: « Le programme (…) aidera à mieux comprendre l'Union européenne, facilitera la vie en communauté au sein de l'Union, renforcera le dialogue interculturel et permettra de s'entraîner à plus de tolérance. En réalité, il s'agit de la meilleure stratégie de communication pour l'Union européenne », a-t-elle affirmé. Pour sa part, le Commissaire responsable de l'éducation Jan Figel s'est « réjoui que le Parlement ait décidé d'emboîter le pas au Conseil en adoptant le programme d'action (…). Il s'agit là d'un résultat tangible des plus concrets de la coopération stratégique établie entre les Etats membres et les institutions de l'UE dans le domaine de l'éducation et de la formation ».
Programme « L'Europe pour les citoyens » - Rapporteur Hannu Takkula (ADLE, Finlandais). Position commune adoptée sans amendements. Visant à « promouvoir la citoyenneté européenne active », le programme dispose d'un budget de 235 millions d'euros. M. Takkula a souligné que son rapport visait à s'assurer « que les projets financés au travers de ce programme contribuent à une citoyenneté active qui promeuve le respect mutuel et le dialogue interculturel qui combatte également le racisme, la xénophobie et la discrimination ». Le rapporteur est satisfait de constater que les clubs de sport amateurs participeront au programme: « A part le sport et les bénéfices que ces clubs apportent pour la santé, les participants apprennent à connaître les autres cultures mais aussi les valeurs communes qu'ils partagent. De telles expériences stimulent l'unité et donnent aux citoyens une raison de vouloir vivre ensemble », a-t-il remarqué.
Programme « Jeunesse en action » - Rapporteur Lissy Gröner (PSE, Allemande). Position commune adoptée sans amendements. Doté d'un budget de 785 millions d'euros, le programme « Jeunesse en action » se veut plus simple et plus souple que son prédécesseur et s'adressera aux jeunes âgés de 15 à 28 ans (13-30 ans pour certaines actions spécifiques), comme l'a demandé le Parlement en première lecture. Il sera, d'autre part, accessible aux pays tiers. Il financera des projets dans cinq domaines: « Jeunesse pour l'Europe », « Service volontaire européen », « Jeunesse pour le monde », « Animateurs socio-éducatifs et systèmes d'appui », « soutien à la coopération politique dans le domaine de la jeunesse » et sa base juridique comprendra une clause de flexibilité permettant de l'adapter aux nouvelles priorités qui pourraient apparaître. Au moment où l'on constate un scepticisme croissant envers l'Europe perceptible parmi certains groupes de jeunes, il est important de les rapprocher de l'Europe en mettant l'accent sur les échanges de jeunes et le service volontaire, a souligné le rapporteur Gröner. Le programme est l'instrument adéquat pour encourager la tolérance et la solidarité entre les jeunes citoyens européens, a-t-elle ajouté. (il)