login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9293
Sommaire Publication complète Par article 16 / 33
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/conseil environnement/climat

L'aide aux pays en développement est la priorité pour la conférence de Nairobi - Stavros Dimas tance les Etats membres pour leur laxisme

Bruxelles, 24/10/2006 (Agence Europe) - L'adaptation des pays en développement au changement climatique, les transferts de technologies propres des pays industrialisés vers ces nations en développement et les progrès dans les technologies propres telles que la séquestration et le stockage du carbone figurent parmi les priorités de l'UE pour la conférence internationale sur les changements climatiques qui réunira à Nairobi (6-17 novembre) les parties à la Convention cadre des Nations Unies et les parties au Protocole de Kyoto. Les conclusions à ce sujet, adoptées par le Conseil Environnement le 23 octobre à Luxembourg, définissent la position que défendra l'UE lors de ce rendez-vous et constituent son mandat de négociation.

Jan Erik Enestam, ministre finlandais qui a présidé la session, a salué devant la presse « l'approche positive du Conseil visant un accord sur un programme de travail de cinq ans sur le fonds d'adaptation, le transfert de technologies et le renforcement du mécanisme de développement propre par extension de sa couverture géographique ». Stavros Dimas, Commissaire à l'Environnement, s'est félicité de l'adoption de conclusions « claires et ambitieuses en vue de la première conférence mondiale sur le climat à se tenir en Afrique subsaharienne et qui se concentrera sur les questions capitales pour les pays en développement ». Il s'agit en effet d'aider ces pays à faire face à l'énorme défi de l'adaptation au changement climatique, d'aider l'Afrique à développer et à mettre en œuvre davantage de projets de réduction d'émissions de gaz à effet de serre via le mécanisme de développement propre «qui draine actuellement une vague énorme de transferts de technologies », a souligné le Commissaire.

Si des progrès sont escomptés dans les discussions sur le régime international à mettre en place pour intensifier la lutte contre le changement climatique après 2012, il ne faut pas attendre de Nairobi d'avancée spectaculaire. Stavros Dimas en est conscient. Mais, selon lui, il importe, avant toute chose, que l'UE remplisse ses engagements si elle entend conserver son rôle de chef de file dans les négociations globales. « Il en va de la crédibilité de l'UE », souligne-t-il. Or, à en juger par les deuxièmes plans d'allocation des quotas d'émissions notifiés par les Etats membres, il semble que l'UE n'en prenne pas le chemin. « Dans l'ensemble, les 17 premiers plans reçus sont incomplets et allouent des volumes de quotas 15% au-dessus du niveau réel des émissions de 2005 », déplore le Commissaire, qui avertit: « Nous allons retourner ces plans aux Etats membres pour correction ».

Les conclusions du Conseil réitèrent la préoccupation des ministres face à un phénomène d'une ampleur mondiale, appelant une action urgente globale pour atteindre l'objectif ultime de la Convention Cadre des Nations Unies qui est de stabiliser l'augmentation de la température à la surface de la planète à un niveau n'excédant pas 2 degrés celsius au dessus des niveaux préindustriels.

Sur cette toile de fond, le Conseil réaffirme la détermination de l'Union à respecter ses engagements au titre du Protocole de Kyoto, rappelle que l'UE a déjà fait rapport de progrès tangibles vers la réalisation de son objectif (une réduction de 8% de ses émissions totales à l'horizon 2008-2012, par rapport au niveau atteint en 1990), et invite toutes les autre parties qui ne l'ont encore fait, à lui emboîter le pas. Mais les conclusions soulignent, dans le même temps, l'importance d'une mise en œuvre immédiate et effective de toutes les politiques et mesures convenues, qui devront être complétées, autant que de besoin par des politiques et mesures additionnelles.

Le Conseil insiste sur le rôle capital que jouent les technologies propres dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l'adaptation aux changements climatiques, et souligne l'importance d'exploiter pleinement les opportunités offertes par le déploiement des technologies existantes et nouvelles, en particulier celles liées à l'efficacité énergétique et aux ressources renouvelables. A cet égard, le Conseil salue l'initiative de la Commission visant à établir un nouveau Fonds global pour l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables afin d'encourager les investissements dans les pays en développement, et invite d'autres donateurs et investisseurs à se rallier à cette initiative. Le Conseil réitère son engagement à explorer des options pour réduire les émissions provenant de la déforestation dans les pays en développement, ce qui pourrait aider ces derniers à s'adapter au changement climatique. Les conclusions soulignent l'importance des mécanismes de marché pendant la première période d'engagement du Protocole de Kyoto, et au-delà de 2012, dans un régime global de lutte contre le réchauffement planétaire, pour peu que ces mécanismes s'appuient sur des objectifs contraignants de limitation ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le Conseil se félicite de l'expansion rapide du marché global du carbone au cours des dix derniers mois - une tendance augurant de sa capacité à générer des financements pour le développement et le transfert de technologies propres. (an)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
SUPPLEMENT