Bruxelles, 09/10/2006 (Agence Europe) - Alors que le sommet UE/Inde du 13 octobre prochain à Helsinki doit servir à approfondir les relations entre les deux partenaires, commerciales, énergétiques, scientifiques et technologiques, un groupe d'organisations non gouvernementales pressent les deux partenaires d'inscrire la question du travail des enfants à l'ordre du jour de leurs discussions. La campagne « Stop Child Labour - School is the best place to work », qui réunit plusieurs ONG en coopération notamment avec la confédération internationale des syndicats libres (CISL), a adressé une lettre en cinq points au Président en exercice du Conseil, le Premier ministre finlandais Matti Vanhanen, lui demandant de progresser sur cette question et celle du droit à l'éducation.
Se félicitant de l'entrée en vigueur le 10 octobre d'une loi indienne interdisant notamment le travail des enfants dans certains secteurs (restaurants, hôtels, bars, etc.), les ONG restent préoccupées par la question de l'éducation des enfants libérés de ce type de travail. La campagne « Stop Child Labour » demande ainsi à l'UE de soutenir la transition du travail à l'école, par le biais de nouveaux programmes ou de ceux existants. Plus largement, elle presse l'UE de parvenir à un accord avec l'Inde pour organiser un suivi de cette question de transition lorsque des entreprises européennes opérant en Inde sont concernées. Les signataires de la lettre insistent également pour que l'Inde mette en œuvre un amendement constitutionnel de 2002 reconnaissant le droit à l'éducation pour tous les enfants et ratifie les conventions de l'Organisation internationale du travail sur l'âge minimum d'admission à l'emploi et sur les pires formes de travail des enfants. Avec treize millions d'enfants au travail, l'Inde se situe au premier rang mondial d'après les chiffres officiels (certaines estimations parlent même de 60 à 100 millions d'enfants). La lettre est disponible sur le site Internet: http: //http://www.schoolisthebestplacetowork.org. (ab)