Levi, 03/10/2006 (Agence Europe) - Le Haut représentant de l'UE pour la PESC, Javier Solana, ne s'attend pas à des débordements de violence après le second tour des élections présidentielles en République démocratique du Congo (RDC), comme ce fut le cas après le premier tour des élections. « Je ne pense pas qu'il y aura des tensions. Je pense que le résultat sera accepté » par la population après le scrutin prévu le 29 octobre, a-t-il déclaré le 3 octobre à la presse, à l'issue de la réunion informelle des ministres de la Défense à Levi. Les violences qui ont suivi le premier tour des élections ont poussé certains Etats membres de l'UE, notamment la France, à envisager de prolonger la durée de l'opération de l'UE en RDC (EUFOR RDC) au-delà de son mandat actuel qui se termine fin novembre, à condition toutefois que l'ONU en fasse la demande. D'autres pays comme l'Allemagne y sont encore réticents. Une prorogation jusqu'en janvier 2007 a été souhaitée par l'ancien commissaire Chris Patten et par Jason Stearns de l'International Crisis Group. Devant la presse, M. Solana a refusé de spéculer sur une éventuelle prolongation de la mission de l'UE en RDC. « Il n'y a pas de plan B, C ou D », avait-t-il déclaré en ajoutant que la question se poserait en cas de besoin. Durant l a réunion des ministres, il a cependant appelé à « rester vigilant », avant d'ajouter: « Le calme est encore fragile à Kinshasa, les tensions persistant entre les deux candidats (…). Le renforcement récent des deux camps en armes est particulièrement inquiétant ». (dt)