Bruxelles, 03/10/2006 (Agence Europe) - Réagissant aux propos du ministre français de l'Emploi, Jean-Louis Borloo, qui a demandé mardi à la Commission de ne pas intervenir dans le dossier du livret A, le porte- parole de la Commissaire à la concurrence a rappelé les raisons de la procédure pour infraction lancée en juin à propos de ce produit d'épargne (EUROPE n° 9208). Distribués par trois banques françaises uniquement (La Poste, les Caisses d'épargne et le Crédit Mutuel), les livrets A et bleu sont des produits financiers défiscalisés destinés à développer l'épargne et à financer le logement social. Or « le logement social n'est pas une compétence de la Commission européenne », a souligné M. Borloo mardi matin à la radio France Inter, en demandant qu'on arrête de considérer le problème bancaire. « Fichez- nous la paix sur le financement du logement social », s'est-il emporté. Interrogé par la presse, le porte-parole a déclaré: « La Commission a le devoir d'assurer la bonne application du droit communautaire dans tous les Etats membres (…). Nous ne mettons pas en cause les caractéristiques du livret A, ni son objectif de financement du logement social, mais la distribution du produit, qui est restreinte à trois banques ». La Commission, qui a officiellement reçu lundi la réponse française à ses demandes d'information, poursuivra donc son analyse, a ajouté le porte-parole. (ab)