Bruxelles, 19/06/2006 (Agence Europe) - Avant qu'il ne soit examiné du 28 juin au 2 juillet prochains à Genève par une cinquantaine de ministres du Commerce représentant les principales puissances commerciales et les principaux groupes de négociations à l'OMC, un premier projet de texte définissant l'architecture détaillée d'un compromis sur les modalités (chiffres et autres dispositions) en agriculture et sur les biens manufacturés (NAMA) devrait circuler cette semaine au siège de l'OMC. L'aval donné par la réunion ministérielle en fin de mois pourrait ouvrir la voie à la finalisation des négociations du round de Doha avant la fin de cette année. Mais, en cas de rejet, les négociations pourraient être ajournées sine die. Comme nous l'avons indiqué ces dernières semaines (EUROPE n° 9196 et 9212), un consensus est loin d'être atteint en ce qui concerne l'accès au marché agricole et non agricole. Le projet de compromis contiendra donc plusieurs centaines de parenthèses synonymes de désaccords à ce stade. Les ministres du Commerce se retrouveront donc pour tenter de donner un élan politique aux négociations, et, en cas de compromis, le mois de juillet pourrait alors être consacré aux autres sujets du round (les services, les règles, la facilitation des échanges…). La Commission européenne, qui négocie au nom de l'Union, espère par ailleurs que le Sommet UE/ Etats-Unis ce mercredi à Vienne (voir autre nouvelle ci-dessus et page 5) permettra de convaincre Washington de faire preuve de davantage de flexibilité sur ses exigences en matière d'accès au marché agricole chez ses partenaires et sur son offre en matière de soutiens internes. Le commissaire au Commerce, Peter Mandelson, a répété à maintes reprises qu'il envisageait de nouvelles flexibilités pour son offre agricole à condition d'obtenir des concessions significatives de la part de ses partenaires, Etats-Unis et pays émergents du G-20 en tête.