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Bulletin Quotidien Europe N° 9214
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture/omc

Un accord est « toujours possible » à l'OMC, selon Mme Fischer Boel, alors que de plus en plus d'Etats membres s'inquiètent

Luxembourg, 19/06/2006 (Agence Europe) - La Commissaire à l'Agriculture, Mariann Fisher Boel, a estimé, le 19 juin à Luxembourg, qu'un accord était « toujours possible » dans les négociations à l'OMC sur le cycle de Doha. Elle a ajouté que l'UE ne ferait pas de nouvelle offre unilatérale en matière d'agriculture, à moins que les Etats-Unis fassent des efforts sur les soutiens internes et qu'ils réduisent leurs ambitions sur les réductions tarifaires pour les produits européens. Elle a estimé que l'UE avait toujours une petite marge de manœuvre en matière d'agriculture, un avis que ne partagent pas plusieurs ministres de l'Agriculture, réunis le même jour.

La France, l'Italie, la Pologne, l'Irlande, la Grèce, l'Autriche, ainsi que la Slovénie et la Hongrie se sont opposés catégoriquement à toute nouvelle concession de la part de l'UE en matière d'agriculture et ont estimé, en substance qu'un échec des négociations était préférable à un mauvais accord. Dans le camp opposé, la Suède, le Danemark, le Royaume-Uni, ainsi que la Slovaquie et l'Estonie ont appelé tous les partenaires à faire une meilleure offre pour faciliter un compromis.

« Il n'est pas question de faire de nouvelles concessions unilatérales, sauf si les autres font des mouvements sur l'industrie et les services », a martelé Dominique Bussereau, le ministre français, en faisant référence à l'intention prêtée à Peter Mandelson d'améliorer, sous conditions, l'offre agricole européenne.

« Les négociations entament désormais un tournant », a estimé de son côté le ministre autrichien de l'Agriculture Josef Pröll, dont le pays assure la présidence semestrielle du Conseil de l'UE. « L'Europe veut trouver une solution pour tous les secteurs économiques » et « le principe du parallélisme doit s'appliquer », a-t-il insisté. « L'Europe ne doit pas être la seule à faire des concessions. C'est au tour des autres de faire des propositions », notamment dans l'industrie, a affirmé M. Pröll.

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