Bruxelles, 11/05/2006 (Agence Europe) - Lors de la Conférence des présidents des groupes politiques du Parlement européen du 11 mai, Monica Frassoni, coprésidente du groupe des Verts/ALE, a demandé que la prochaine Conférences des présidents, le 18 mai à Strasbourg, reprenne « la discussion sur le siège du PE dans le cadre d'un rapport d'initiative du Parlement européen ». Nous voulons « un débat parlementaire et un vote en plénière », car cette question ne doit plus être discutée « de manière clandestine » (par exemple par le biais du vote annuel sur le programme des sessions plénières à Strasbourg et à Bruxelles: NDLR), affirme la verte italienne dans un communiqué. Mme Frassoni précise que les présidents des groupes politiques ont demandé au Président Borrell de « s'adresser oralement aux chefs d'Etat et de gouvernement sur cette question », lors du Sommet européen des 15 et 16 juin, « et de vérifier s'ils sont prêts à modifier les articles du Traité actuel sur la question du siège » (ce que la France, en particulier, n'est certainement pas prête à faire: NDLR).
Le président du groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, le Français Francis Wurtz, a écrit au Président Borrell pour s'opposer à l'initiative. N'ayant pas pu participer à la Conférence des présidents du 11 mai, M. Wurtz note que cette demande des autres chefs de groupe (il cite le socialiste Martin Schulz) doit être vue en « liaison - implicite mais évidente - avec la polémique qui oppose le Parlement à la Ville de Strasbourg » (voir EUROPE N.9181 au sujet de l'affaire du loyer des bâtiments utilisés par le PE). Et il explique: « autant il apparaît indispensable de faire toute la lumière sur les transactions immobilières entre le Parlement européen et la Ville de Strasbourg, autant il me paraît tout à fait inopportun de faire l'amalgame entre cette affaire et la question du siège » (voir EUROPE N.9189 au sujet de l'initiative des membres de la Campaing for Parliament Reform en faveur d'un siège unique du PE à Bruxelles).