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Bulletin Quotidien Europe N° 9190
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/energie

Pour les industriels du secteur, un cadre prévisible et stable propice à l'investissement et une structure oligopolistique sont les éléments essentiels à la réussite du marché intérieur de l'énergie

Bruxelles, 11/05/2006 (Agence Europe) - Dans le cadre d'un colloque organisé jeudi par Confrontations Europe (l'association de l'ancien député européen Philippe Herzog) et EDF intitulé « Intégration, dynamisme et compétitivité du marché européen de l'énergie », les travaux d'une première table ronde se sont concentrés sur la question d'un marché intérieur de l'énergie concurrentiel assurant la sécurité de l'approvisionnement et la protection de l'environnement. Au cours du débat, les représentants des industriels du secteur de l'énergie, le PDG de l'électricien français EDF Pierre Gadonneix et le PDG de l'électricien germano-suédois Vattenfall Lars Josefsson ont en particulier souligné la nécessité de fournir au marché un cadre d'investissements prévisible et stable et de favoriser le développement d'une structure oligopolistique pour assurer le fonctionnement du marché intérieur de l'énergie.

« Nous sommes à la fin d'une ère d'insouciance concernant la sécurité de l'approvisionnement. Il n'y a plus de surcapacités en Europe », a expliqué M. Gadonneix, avant de poursuivre: « Il va donc falloir investir pour renouveler les capacités de production ». Pour cela, « il faut faire en sorte que des investisseurs aient envie de mobiliser de l'argent, des centaines de millions d'euros, sur un siècle », a poursuivi le PDG d'EDF, avant d'énumérer quatre conditions essentielles à la « réussite » du marché intérieur. Pour M. Gadonneix, il faut d'abord « favoriser et développer les échanges aux frontières, les interconnexions permettant d'optimiser la génération d'électricité et d'assurer la sécurité de l'approvisionnement ». Par ailleurs, « il faut des acteurs de grande dimension, voir des firmes multinationales », a-t-il poursuivi, estimant que l'intégration verticale des opérateurs, pourtant dénoncée par la Commission comme facteur important de dysfonctionnement du marché intérieur, « n'est pas un obstacle à la concurrence » à partir du moment où transparence et indépendance offre/distribution sont assurées. Reconnaissant que, alors que, « certaines fusions présentent des gains d'efficacité, d'autres isolent le marché national », Olivier Guersent, chef de cabinet adjoint de la Commissaire à la Concurrence Neelie Kroes, a abondé dans le même sens. « Sur les marchés qui requièrent des investissements énormes, les structures de la concurrence ne sont pas atomisées. La structure optimale du marché est oligopolistique », a-t-il renchéri. La troisième condition pour la « réussite » du marché intérieur citée par M. Gadonneix est que « les prix pratiqués », qui doivent à la fois intégrer la hausse des prix des combustibles fossiles et la hausse des coûts relatifs à la contrainte réglementaire environnementale, « soient compétitifs ». M. Gadonneix a conclu: « enfin, il faut un cadre réglementaire visible et stable ». Dans ce contexte, le PDG d'EDF a appelé à « l'harmonisation des règles du jeu en Europe pour que les synergies jouent en faveur des grands acteurs ».

« Il faut avoir confiance en un cadre d'investissement qui soit transparent et stable pour calculer son retour sur investissement », a renchéri le PDG de Vattenfall, Lars Josefsson, insistant sur la nécessité d'avoir un « cadre politique » adéquat pour des entreprises du secteur énergétique qui « veulent investir » mais dont les velléités sont freinées par le manque de transparence et l'imprévisibilité.

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