Bruxelles, 09/03/2006 (Agence Europe) - A l'occasion de la conférence sur l'appropriation la stratégie de Lisbonne au plan national qui se tient les 9 et 10 mars à Budapest, les Présidents du Comité économique et social européen (CESE) Anne-Marie Sigmund et du Conseil économique et social hongrois Sandor Demjan doivent présenter une communication conjointe adoptée par les deux comités puis transmise au Sommet européen de printemps 2006.
Partant du constat que « la stratégie de Lisbonne n'est jamais réellement parvenue à entrer dans les consciences, ni des citoyens, ni des institutions » et qu'il faut remédier à l'absence de communication entre l'Europe et ses citoyens, les deux présidents précisent, dans leur message au Sommet, que la stratégie de Lisbonne: (1) ne doit pas seulement être présentée aux citoyens comme un programme de réformes économiques mais qu'elle doit être expliquée comme une vision pour l'Europe ; (2) est un « projet de modernisation sociale complexe » qui comprend de nombreux niveaux et couvre des secteurs incontestablement parmi les plus importants pour l'existence humaine: économique, social, environnemental, trois piliers interdépendants auxquels il faut attribuer la même valeur. Les deux présidents soulignent que, pour préserver les valeurs et les objectifs européens dans le contexte de la concurrence mondiale, il faut avoir pour devise « la continuité dans le changement », ce qui signifie que les personnes et leur bien-être doivent être placés au centre des politiques visant la modernisation de l'ensemble de la société et qu'ils doivent participer à leur concrétisation ; (3) est un projet européen de longue haleine. Les institutions européennes doivent donc assumer une importante fonction de coordination afin de garantir la poursuite de la vision commune sur le long terme, tandis que les étapes de la réforme doivent être assurées concrètement par les acteurs nationaux ; (4) doit rester « globale, anticipative et ambitieuse » et impliquer toutes les composantes de la société ; (5) doit être utile à tous les citoyens et leur apporter davantage de prospérité, de sécurité et de confiance dans l'avenir, y compris pour les générations futures.
Les deux présidents ajoutent que les institutions publiques à tous les niveaux, européen, national et local, doivent « travailler de manière ciblée, courageuse, décidée, transparente et se montrer prêts au dialogue dans la mise en œuvre de la stratégie ». Grâce à sa fonction de pont avec la société civile organisée et comme organe consultatif institutionnel de l'UE, le CESE estime que sa tâche est « de rapprocher le plus possible les citoyens de la logique de la stratégie de Lisbonne » et de transmettre leurs réactions aux instances politiques européennes. Du fait de ses étroites relations de travail avec les Conseils économiques et sociaux nationaux, le CESE est impliqué « dans un réseau interactif étroit de grande qualité », comme en témoigne le rapport de synthèse du CESE et des conseils économiques et sociaux sur la mise en œuvre de la stratégie de Lisbonne qui sera transmis au Sommet de printemps. Ce document reflète les réalités quotidiennes des secteurs les plus divers des Etats membres, notent les deux présidents, et peut être utilisé de nombreuses manières, notamment pour renforcer la communication et le dialogue, pour identifier des exemples de bonnes pratiques et de lacunes, et pour développer les divers processus de participation dans le cadre de la démocratie participative.