Bruxelles, 09/03/2006 (Agence Europe) - Dans un communiqué publié mercredi, le ministre autrichien de l'Energie et président en exercice du Conseil, Martin Bartenstein, salue l'« excellent travail » effectué par le Commissaire à l'Energie Andris Piebalgs et ses services avec le Livre vert sur l'énergie adopté par la Commission le jour même (EUROPE n° 9147). Selon lui, ce document énonce « les points essentiels » pour « poser les bases d'une politique énergétique commune » dont « l'Europe a besoin ». M. Bartenstein souligne notamment l'importance d'une politique extérieure cohérente permettant à l'Union de parler d'une seule voix sur la scène internationale, de parvenir à un partenariat énergétique renforcé avec la Russie (voir autre nouvelle), d'achever le marché intérieur (notamment en étendant les compétences du régulateur de l'énergie, précise-t-il) et de promouvoir les énergies alternatives et renouvelables. « L'Europe doit devenir le champion mondial de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables », affirme le ministre autrichien qui salue par ailleurs le fait que la Commission ait respecté dans son Livre vert le principe de subsidiarité, dans le contexte du choix du mix énergétique de chaque Etat membre (« pour l'Autriche, le nucléaire n'est pas une option », rappelle-t-il).
Le ministre britannique de l'Energie, Malcolm Wicks, a apporté lui aussi son soutien à la stratégie de la Commission. Le Livre vert « propose un agenda ambitieux pour l'action et fournit une base forte pour que les Etats membres fassent individuellement et collectivement les pas nécessaires pour assurer une énergie sûre, abordable et durable pour tous les citoyens européens », souligne-t-il dans un communiqué. « La politique énergétique ne peut plus être conçue par chaque Etat membre dans l'isolement total (…). En parlant d'une seule voix (…) l'Union peut atteindre ses buts énergétiques au bénéfice de tous les citoyens de l'UE ».
Côté français, on se félicite, selon des sources diplomatiques à Bruxelles, d'un « document novateur » pour deux raisons: « il constitue une approche intégrée sur l'ensemble de la problématique énergie en visant trois objectifs prioritaires (sécurité/compétitivité/durabilité) et un pas vers davantage d'intégration ».