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Bulletin Quotidien Europe N° 9148
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L'industrie salue le Livre vert mais pointe du doigt ses lacunes - Vives critiques des syndicats

Bruxelles, 09/03/2006 (Agence Europe) - Les réactions au Livre vert de la Commission sur l'énergie sont contradictoires (EUROPE n° 9147).

Du côté de l'industrie, l'UNICE (patronat européen) apporte un « soutien total » à la stratégie proposée. « Nous ne pouvons plus nous permettre le luxe de 25 politiques énergétiques sans référence à une stratégie partagée. Les institutions (…) doivent s'organiser pour adopter une approche intégrée », souligne dans un communiqué le Président, Ernest-Antoine Seillière. Pour Eurochambres (Association des chambres de commerce et d'industrie), le document est « une bonne base pour le futur », mais « il faut accorder davantage d'attention au côté demande (…), en particulier la demande des PME » qui « doivent être impliquées dans le développement de la politique et sa mise en œuvre », affirme le Président Pierre Simon. Le Conseil européen de l'industrie chimique (CEFIC) appelle à « agir vite ». « Pour un secteur intensif en énergie comme l'industrie chimique, il est vital que nous ayons accès à des sources d'énergie sûres et abordables. Cette initiative va contribuer à accélérer la libéralisation des marchés de l'énergie et stimuler la compétitivité », souligne le président du comité énergie, Peter Claes. L'Association des fabricants européens d'isolation (Eurima) se félicite que la Commission souligne le rôle crucial de l'efficacité énergétique, mais son directeur général Horst Biedermann avertit: « il est temps de passer des mots à l'action. Et l'action doit inclure l'exploitation du potentiel (en économie d'énergie) que recèlent les bâtiments ».

Du côté des syndicats, la Confédération européenne des syndicats (CES), le Secrétaire général John Monks affirme: « Il est fondamental d'assurer pour tous un droit d'accès au service de l'énergie impliquant l'existence d'un service public européen ». Mais il ajoute: « parmi les priorités de l'Union » doit figurer « le renforcement de la maîtrise publique et de la démocratie dans le secteur de l'énergie », alors que la Commission « laisse de côté la dimension sociale de la politique énergétique ». « L'accord sur les différentes mesures qui seront proposées dépendra en grande partie de la prise en compte des impacts sociaux positifs et négatifs en termes de prix, d'accès au service de l'énergie mais aussi d'emplois », avertit M. Monks. Pour la Fédération européenne des syndicats de services publics (EPSU), le Secrétaire général Jan Willem Goudriaan souligne: « La politique énergétique de l'Europe risque d'être privatisée et laissée entre les mains d'un nombre limité de très puissantes compagnies ». Et il commente: « La Commission a eu l'opportunité de redresser la balance en faveur du contrôle démocratique et des objectifs sociaux. Elle est recalée ! (…) Nous ne pouvons avoir que très peu confiance en une politique énergétique qui ne renforce pas les obligations de service public et n'envisage pas un rôle direct pour les travailleurs et les citoyens ».

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