login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9089
Sommaire Publication complète Par article 18 / 34
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/jai/visas

Franco Frattini favorable à une politique de visas homogène pour les Balkans - Lancement d'une feuille de route en janvier

Bruxelles, 14/12/2005 (Agence Europe) - Le Commissaire Frattini a annoncé le 12 décembre à l'occasion d'un débat organisé à Bruxelles sur la « relance de l'Europe » (EUROPE n° 9088) qu'il allait « envisager la mise en place d'un réseau de Consulats des Etats membres afin de développer une politique de visas et d'immigration homogène ». Une telle mesure permettrait de minimiser le risque de voir apparaître un visa Schengen à deux, voire à plusieurs vitesses en fonction de la plus ou moins grande proximité d'un Etat tiers avec les pays de la zone Schengen. Prenant l'exemple des Balkans, Franco Frattini a estimé qu'il était « dangereux de faire de l'Europe une forteresse car les mouvements nationalistes qui se trouvent dans ces pays sont favorables à un désengagement politique et institutionnel. Ils tireraient donc un énorme avantage de cette politique de fermeture ». De plus, comme le montrent les principales conclusions d'un rapport publié le 29 novembre par l'ONG International Crisis Group (ICG), la politique très restrictive en matière de visas que Bruxelles impose à l'Albanie et aux Etats de l'ex-Yougoslavie suscite un « profond ressentiment anti-européen » dans cette région. En 2003, lors du sommet de Thessalonique, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE avaient promis aux dirigeants des pays concernés d'assouplir les formalités imposées à leurs ressortissants, mais Franco Frattini rappelait le 30 novembre dernier qu'il excluait pour le moment « l'option de la levée de l'obligation de visa Schengen pour les ressortissants des Balkans occidentaux » (Albanie, Bosnie-et-Herzégovine, Kosovo, Macédoine, Moldavie et Serbie-et-Monténégro). Par contre, le Commissaire envisage de faciliter l'octroi des visas de courts séjours aux nationaux de ces pays. En clair, cela signifie que l'obligation du visa est maintenue, mais que les visas pourront être accordés de façon plus souple à certaines catégories de personnes (étudiants, chercheurs, diplomates, hommes d'affaires). Franco Frattini devrait dévoiler en janvier prochain une feuille de route en vue de faciliter ces procédures. Contrepartie vraisemblable: la signature d'accords de réadmission avec les différents pays concernés, qui s'engageraient de leur coté à faciliter le rapatriement de leurs nationaux trouvés en séjour illégal dans l'espace Schengen.

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES