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Bulletin Quotidien Europe N° 9072
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/afrique

Feu vert du Parlement à la stratégie pour l'Afrique

Strasbourg, 21/11/2005 (Agence Europe) - En adoptant jeudi dernier le rapport de Maria Martens (PPE-DE, néerlandaise), le PE a donné son feu vert à la stratégie pour l'Afrique proposée à la Commission (et en discussion le 21 novembre au Conseil). Le Parlement insiste en particulier sur un cadre financier plus ambitieux, sur l'intégration du FED dans le budget de l'UE et sur le rôle des acteurs locaux.

Les pays africains sont différents l'un de l'autre, les stratégies pour les aider doivent être différenciées, a affirmé pendant le débat Maria Martens qui demande que cette aide privilégie notamment la lutte contre la pauvreté, la création d'un climat favorable aux investissements, la sécurité, la bonne gestion. L'Afrique, a déclaré d'emblée le Commissaire au développement Louis Michel, est le continent qui offre les plus grandes opportunités d'avenir: émergence d'une nouvelle classe dirigeante avec des changements dans la gouvernance, richesses naturelles sans égal, puissance démographique (en 2025 les Africains seront presque aussi nombreux que les Chinois, et plus nombreux que les citoyens de l'Union et des Etats-Unis mis ensemble: en outre, 800 millions d'Africains auront alors moins de quinze ans). Les priorités pour l'avenir seront, selon M. Michel, la réalisation des objectifs du Millénaire, l'amélioration de la coordination de l'aide et l'établissement d'une feuille de route sur la cohérence de l'aide. Certains parlementaires ont regretté que le document de la Commission n'insiste pas assez sur ce que peut faire l'Union africaine (dont M. Michel a cependant souligné l'importance), d'autres ont insisté sur le rôle fondamental de la santé, et (comme le socialiste français Pierre Schapira) sur la formation des femmes comme élément essentiel de la santé reproductive. Ceci ne plaît pas au Polonais Marcin Libicki (UEN), qui voudrait voir les « exigences féministes » à ce sujet disparaître de la résolution La réaction de M. Michel a été nette: les propositions sur la santé reproductive ne relèvent pas de l'idéologie, « c'est de l'humanisme, c'est tout ». Le retard économique de l'Afrique découle en partie de l'attitude des élites africaines, qui n'ont pas bien compris que la colonisation est révolue et ont voulu jouer dans leur pays le rôle que jouaient les puissances colonisatrices, a estimé pour sa part Michael Gahler (CDU). La cohérence est bien le mot clé dans la stratégie proposée par la Commission, a répliqué M. Michel, tout en notant: « le Conseil hésite (…), mais on essaie d'arracher une petite avancée(…), sans que personne ne doive craindre une perte de souveraineté (…). Dans ce domaine, la compétence reste partagée ». M. Michel a aussi évoqué: - la facilité pour la paix. Il reste encore environ 35 millions d'euros, mais que faire à l'avenir, faute de perspectives financières ? Or, il y a le cas du Soudan (et « ce n'est pas demain qu'on va partir du Soudan », commente le Commissaire), et il peut y avoir la Somalie et d'autres pays: il faudra donc trouver de l'argent ; - la décentralisation de l'aide. Elle est fondamentale: M. Michel a d'ailleurs présidé récemment une réunion au Rwanda sur cette question ; - le rôle des entreprises. L'idée d'un « label éthique et social » pour les entreprises travaillant en Afrique et la création d'un forum permanent des entreprises européennes et africaines seraient des instruments utiles.

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