Strasbourg, 21/11/2005 (Agence Europe) - En adoptant jeudi dernier une résolution sur le tremblement de terre qui a frappé le Cachemire début octobre, le Parlement européen a demandé aux donateurs de fournir sans délai les 550 millions de dollars requis par l'ONU et leur a rappelé l'engagement pris lors de la conférence des donateurs du 26 octobre de fournir une aide additionnelle de 580 millions de dollars. En outre, il invite la Commission européenne à indiquer aussi rapidement que possible quel effort l'UE pourra fournir notamment en vue des besoins pour la reconstruction en 2006. La résolution salue les signes de flexibilité constatées dans les relations indo -pakistanaises après cette catastrophe, comme l'ouverture récente d'un service de bus entre les deux parties du Cachemire et la déclaration du Premier ministre indien, appuyée par le président pakistanais, de considérer à l'avenir le glacier de Siachen comme une « Montagne de la paix » et un symbole de réconciliation entre les deux pays. Au cours du débat, les auteurs des résolutions ont demandé davantage d'aide, mais ont insisté surtout sur le problème crucial de son accès aux populations frappées. Certains, comme Bernd Posselt (CSU), ont reproché aux autorités indiennes et pakistanaises de ne pas réellement surmonter leur inimitié politique pour aider le Cachemire. D'autres, par exemple, le Vert écossais Alyn Smith, ont noté que les porteurs d'aide doivent être prêts à contribuer à une reconstruction qui durera de longues années. La Commission européenne, a noté la Commissaire à la politique régionale Danuta Hübner, a réagi dans les heures après l'annonce de la catastrophe, mais elle est parfaitement consciente des difficultés que posent la distribution de l'aide, sa coordination (ECHO s'en occupe activement), la capacité d'action des agences qui doivent agir sur place, pour ne pas parler des problèmes à plus long terme . La Commissaire aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner part pour le Pakistan précisément pour participer (avec, entre autres, Kofi Annan, mais aussi les représentants des pays donateurs) à une conférence de deux jours sur la reconstruction, a-t-elle rappelé.