Bruxelles, 20/09/2005 (Agence Europe) - L'Union européenne, qui est déjà « l'économie la plus ouverte du monde, même plus ouverte que celle des Etats-Unis », doit ouvrir ses marchés encore davantage, réduire ses tarifs à l'importation et abolir les autres obstacles aux importations dans le cadre des négociations à l'OMC sur le cycle de Doha, a affirmé le Commissaire au commerce, Peter Mandelson. S'exprimant lundi lors de la conférence « Lisbonne et au-delà: l'accès au marché et les aspects extérieurs de la compétitivité » (EUROPE n° 9030), M. Mandelson a affirmé que cette ouverture supplémentaire du marché européen des biens et services apporterait au moins deux avantages importants à l'économie européenne: (1) une baisse des prix à l'importation pour les produits industriels et les matières premières et, par conséquent, une réduction des coûts de production pour les industries productrices de l'UE. « Si les entreprises européennes veulent réellement participer à la concurrence sur les marchés mondiaux, elles doivent pouvoir bénéficier des sources d'approvisionnement les plus compétitives. Cela implique aussi que l'on s'approvisionne ailleurs si cela est justifié d'un point de vue commercial », a dit M. Mandelson. A ce stade, 80% des matières premières entrent dans l'UE à un taux zéro, « mais nous devons identifier les domaines restants où restent en place des distorsions qui sont défavorables à la compétitivité de nos industries productrices. Certains produits agricoles font certainement partie de cette catégorie », a estimé le Commissaire qui a notamment cité le sucre ; (2) le fait d'ouvrir les frontières de l'UE augmente la pression concurrentielle pour l'industrie européenne et contribuera par conséquent à un renforcement de sa compétitivité sur les marchés mondiaux. Cette ouverture du marché européen devra cependant être accompagnée d'un meilleur accès des produits et services de l'UE aux marchés des autres partenaires internationaux, a insisté M. Mandelson.