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Bulletin Quotidien Europe N° 9031
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/peche

Malgré la vive protestation de la France, la Commission maintient l'interdiction de la pêche à l'anchois dans le golfe de Gascogne

Bruxelles, 20/09/2005 (Agence Europe) - La France a vivement contesté mardi l'annonce de l'intention de la Commission européenne de maintenir jusqu'à la fin de l'année la fermeture de la pêche à l'anchois dans le golfe de Gascogne (EUROPE n° 9026). Cette mesure d'urgence, destinée à protéger un stock qui ne se reconstitue plus, sera revue fin décembre au moment de l'adoption des totaux admissibles de captures (TAC) et quotas pour 2006. La France et l'Espagne ont confirmé qu'elles allaient mener un programme commun d'analyse scientifique sur l'état de la ressource.

Le ministre français de l'Agriculture et de la Pêche, Dominique Bussereau, a dit que les pêcheurs, comme les autorités françaises, ont appris par la radio l'intention de la Commission de prolonger la fermeture de cette pêcherie. « Cette méthode est vraiment fâcheuse car elle fait peu cas d'entreprises et de familles entières », a-t-il lancé, en soulignant que ceci « donne une image désastreuse de notre politique commune de la pêche ». Il a contesté l'avis du Comité scientifique, technique et économique des pêches (CSTEP), qui reconnaît lui-même qu'il ne dispose d'aucune donnée fiable, et il a rappelé les mesures alternatives défendues par Paris: création de zones de protection des frayères et des juvéniles et fixation de règles sur le calibre de l'anchois. Selon M. Bussereau, l'interdiction totale et générale préconisée par les scientifiques « ne prend pas en compte les réalités politiques et économiques que devrait apprécier aussi la Commission ». Par ailleurs, il a demandé à la Commission de proposer au comité de gestion « pêche » une mesure pour limiter les « dégâts collatéraux » sur le marché du thon (les pêcheurs français d'anchois se sont tournés vers la capture de thon): relever le pourcentage (actuellement de 18%) du paiement des frais de stockage par le budget européen, car plus de 40% des volumes débarqués sont aujourd'hui stockés. Son homologue espagnole, Elena Espinosa, s'est félicitée de l'accord du 15 septembre entre elle et M. Bussereau pour réaliser en commun des études scientifiques sur l'état du stock d'anchois. Elle a admis que, alors que la France et l'Espagne ont les mêmes intérêts pour la réouverture rapide de cette pêcherie, « il convient de tenir compte du fait que les avis scientifiques ont montré la situation difficile dans laquelle se trouve le stock d'anchois ». Dans ce contexte, la ministre a souligné la nécessité de rester très prudents sur les prochaines mesures de gestion à prendre. Le Commissaire européen à la Pêche, Joe Borg, a défendu la validité de l'avis du CSTEP (qui conseille la Commission) et s'est opposé à d'autres solutions que la fermeture de la pêche.

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