Bruxelles, 20/09/2005 (Agence Europe) - La Commission devrait examiner le 21 septembre la situation budgétaire du Royaume-Uni, qui présente un déficit excessif de 3,2% pour le dernier exercice (d'avril 2004 à mars 2005). La Commission ne prendra pas à cette occasion de décision sur l'existence ou non d'un déficit excessif au Royaume-Uni, puisqu'elle formulera son opinion et fera éventuellement une recommandation (104§4 et 5) seulement après avoir reçu l'avis du Comité économique et financier (CEF), qui dispose de quinze jours pour se prononcer. Le collège se bornera à analyser les données contenues dans les dernières notifications budgétaires britanniques et vérifiera si le déficit excessif peut être considéré comme à la fois temporaire et proche de la valeur de référence ce qui n'est pas acquis. Malgré un déficit supérieur à 3% en 2003-2004, Londres avait échappé au lancement de la procédure car la dérive était minime et promettait d'être seulement momentanée. Mais cette fois, les prévisions déficitaires pour 2005-2006 et 2006-2007 menacent de dépasser le plafond, en raison notamment d'une croissance plus faible que prévu, indiquent plusieurs sources proches du dossier. Si la double condition d'un déficit temporaire et proche de 3% est toutefois remplie, il sera possible de prendre en compte tous les facteurs pertinents dans la suite de la procédure, notamment la mise en œuvre de politiques dans le cadre du programme de Lisbonne, l'évolution budgétaire à moyen terme, la viabilité de la dette ou les investissements publics. Des points sur lesquels Londres peut vanter certains résultats. De toute façon, le Royaume-Uni ne participe pas à l'UEM et, dès lors, ne s'expose pas aux sanctions prévues par la procédure pour déficit excessif. La Commission et le Conseil se limitent ainsi à formuler des recommandations au titre de l'article 104§6 et 7 et éventuellement à les répéter.