Bruxelles, 20/09/2005 (Agence Europe) - Lors de la réunion de la commission des Relations extérieures (Relex) du Comité des Régions (CdR), le 15 septembre à Paphos, sur le thème de « la contribution des autorités locales à l'émergence d'une société multiculturelle », les membres du Comité ont appelé à « la chute du mur de Chypre » (voir EUROPE n° 9029/9025). Dans son intervention, le président de la commission Relex Christos Paleologos (PSE, grec) a affirmé que « les collectivités locales à Chypre et dans l'UE ne peuvent pas accepter une ligne de démarcation au sein même de l'UE ». Le député européen Ioannis Kasoulides (PPE-DE, chypriote) a rappelé que les collectivités locales ont lancé des projets qui s'adressent à tous les Chypriotes, « permettant des échanges entre les communautés grecques et turques ». « Les autorités locales gèrent le quotidien des citoyens, elles sont les acteurs principaux de la réunification de Chypre », a-t-il dit. Et Dora Bakoyannis (PPE, grecque), maire d'Athènes et membre du CdR, a souligné le rôle que jouent le CdR et les collectivités locales dans le rapprochement des citoyens, en estimant: « c'est avec le soutien de l'UE que le problème de la division de l'île doit être résolu ».
On se souviendra que le président du groupe PPE du CdR, l'italien Isidoro Gottardo, avait fait une déclaration allant dans le même sens (voir EUROPE n° 9029) et que le CdR a adopté, lors de sa session plénière des 6 et 7 juillet, un avis sur la Turquie par lequel il « exige la reconnaissance par Ankara de la république de Chypre avant l'ouverture des négociations d'adhésion à l'UE ».