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Bulletin Quotidien Europe N° 8974
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JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/conseil europeen/presidence britannique

Tony Blair persiste: le traité constitutionnel « ne peut pas avancer » la future présidence prête à un débat sur la direction de l'Europe dont le budget de l'UE ferait partie

Bruxelles, 21/06/2005 (Agence Europe) - Dans sa présentation à la Chambre des Communes le 20 juin sur les résultats du Conseil européen des 16 et 17 juin, Tony Blair a défendu une position qui lui a même valu quelques éloges de la part du leader de l'opposition conservatrice, Michael Howard. A dix jours du début de la Présidence britannique du Conseil de l'UE et deux jours avant la présentation de son programme au Parlement européen à Bruxelles, Tony Blair insiste sur sa vision de l'Europe et s'en prend à ses collègues, en concluant ainsi son intervention aux Communes: « On a dit que l'incapacité de parvenir à un accord a approfondi la crise de l'Europe, que la crédibilité de l'Europe exigeait un accord. Non, la crédibilité de l'Europe exige le bon accord. Pas l'habituel compromis rafistolé aux petites heures du matin, mais un accord qui reconnaît la nature de la crise. La crise n'est pas due à l'incapacité des leaders européens à se mettre d'accord. La crise est le résultat de l'incapacité des leaders européens de s'accorder avec les peuples d'Europe sur les questions qui les préoccupent. En Europe, les gens voient le monde changer autour d'eux. (…) Ils s'inquiètent de la globalisation et du crime organisé, pas de la redistribution des voix au Conseil. (…) Si nous répondons à ces préoccupations, l'Europe se renforcera. Et nous avons besoin d'une Europe forte pour valoriser la force des nations individuelles. Le budget européen ne devrait pas être séparé de ce débat, mais en faire partie. C'est le débat que nous attendons sous notre présidence ».

Quant à la Constitution européenne, M. Blair a constaté: après les « non » en France et aux Pays-Bas, « la ratification ne peut pas réussir si ces votes ne changent pas », et le Premier ministre néerlandais a « dit franchement qu'il n'y avait pas de perspective qu'il porte le traité devant le parlement néerlandais pour une sorte de nouvelle décision. Résultat: quels que soient les mots utilisés dans les conclusions du Conseil (…), le traité ne peut pas avancer ».

Sur le budget, Tony Blair s'est défendu d'avoir bloqué les négociations, en disant: « Notre position (…) n'était pas de refuser tout changement au rabais (britannique), d'exclure une discussion ou de nous soustraire à notre responsabilité de payer pour l'élargissement de l'Europe - que nous appuyons passionnément. Au contraire, j'ai dit clairement que nous devrions traiter les deux anomalies- le rabais et la PAC. J'ai proposé d'avoir un réexamen fondamental du budget de l'UE, afin d'être en mesure, au milieu de la prochaine période financière, de modifier fondamentalement la structure du budget ». Tony Blair renchérit: dans la proposition de la présidence, « les termes sur ce réexamen étaient exprimés dans un langage si vague qu'ils n'avaient pas de sens. En outre, ce langage signifiait en fait entériner le paquet de 2002 pour la PAC jusqu'en 2013. (…) Et le coût de la proposition luxembourgeoise aurait été pour le Royaume-Uni de plus de 25 milliards d'euros. (…) C'est un accord que je n'aurais simplement pas pu recommander à cette chambre. Ce n'était pas le bon accord pour les Britanniques. Ce n'était pas le bon accord pour l'Europe. Quatre autres pays l'ont rejeté et plusieurs autres ont exprimé leur insatisfaction ». M. Blair a aussi répété: ce n'était pas un budget fait pour le 21ème siècle: même au début de 2014, « nous dépenserions encore 40% pour la PAC. L'Europe ne peut pas attendre le changement encore pendant dix ans ».

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