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Bulletin Quotidien Europe N° 8967
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/developpement

L'accord des ministres des Finances du G7 pour effacer la dette de 18 pays pauvres est prometteur pour le G8 - Percée du projet pilote franco-allemand de taxe sur les billets d'avion

Bruxelles, 13/06/2005 (Agence Europe) - Grâce à l'accord des ministres des Finances du G7 pour annuler totalement la dette de dix-huit pays pauvres d'Afrique et d'Amérique latine lourdement endettés mais pouvant se targuer de bonne gouvernance, la préparation du Sommet du G8 (Gleneagles, en Ecosse, du 6 au 8 juillet) sous Présidence britannique, a fait un bond, samedi, à Londres, à la grande satisfaction des pays concernés et du chancelier de l'Echiquier britannique Gordon Brown.

Le geste décidé par les Grands argentiers des pays les plus industrialisés au monde (G8 moins la Russie) porte sur 40 milliards de dollars représentant le montant de la dette contractée par ces pays auprès de la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et du Fonds monétaire international (FMI). Bénin, Burkina Faso, Ethiopie, Ghana, Madagascar, Mali, Mauritanie, Mozambique, Niger, Ouganda, Rwanda, Sénégal, Tanzanie, Zambie, Bolivie, Guyana, Honduras, Nicaragua, en seront les bénéficiaires.

A brève échéance (dans un an, un an et demi), neuf autres pays pauvres très endettés (PPTE, selon la terminologie du FMI et de la Banque mondiale) pourraient gonfler leurs rangs. L'effacement de la dette sera compensé par une augmentation significative de l'aide publique au développement (APD) des pays riches sur les trois prochaines années, de façon à ce que le manque à gagner de la Banque mondiale et de la BAD qui résultera du non-remboursement de prêts et de leurs intérêts ne pénalise pas d'autres pays en développement. C'est là une victoire de l'idée défendue par la France, l'Allemagne et le Japon, contre les Etats-Unis soutenus par le Royaume-uni. Le FMI, quant à lui, financera lui-même une partie de son manque à gagner sans pour autant puiser dans ses réserves en or.

Autre motif de satisfaction pour l'UE, le projet pilote franco-allemand de financer des projets de développement spécifiques ou des ressources additionnelles d'APD par une taxe modique et volontaire sur les billets d'avion (idée initialement lancée par le Président français Jacques Chirac) a fait des émules. Le Royaume-Uni s'y est rallié, et le communiqué final du G7 en fait mention. Un élément de bon augure pour les travaux du G8, censé progresser dans la recherche de nouveaux mécanismes pour financer l'aide internationale au développement (IFF).

Rappelons que la Commission européenne a récemment reçu mandat des ministres des Finances de l'UE d'examiner la faisabilité du projet franco-allemand en vue de son extension éventuelle à l'ensemble des Etats membres de l'UE, sous une forme obligatoire ou volontaire (EUROPE n°8963). Jean-Claude Juncker, Président du Conseil Ecofin et du Conseil européen qui, avec le Commissaire européen Joaquin Almunia, représentait l'UE au G7, a fait savoir que cette initiative avait sa bénédiction.

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