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Bulletin Quotidien Europe N° 8967
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JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/azerbaÏdjan

Le Parlement condamne les violences à Bakou et appelle à des élections régulières et transparentes

Strasbourg, 13/06/2005 (Agence Europe) - Le Parlement a adopté jeudi dernier une résolution commune sur l'Azerbaïdjan, déplorant le refus du maire de Bakou d'autoriser les partis d'opposition à tenir un meeting le 21 mai dernier, ainsi que les violences policières contre les journalistes et des particuliers qui ont suivi. Les arrestations et les détentions d'activistes avaient des raisons politiques, selon le Parlement, qui demande une enquête approfondie sur ces événements et qui condamnent fermement l'assassinat du journaliste Elmar Huseynov en mars dernier. Il salue en revanche les mesures prises par les autorités azerbaïdjanaises en faveur de la libération de 114 personnes emprisonnées suite aux élections présidentielles de 2003 et demande au gouvernement d'assurer le bon déroulement des prochaines échéances électorales parlementaires, en novembre 2005. Au cours du débat, Marios Matzakis (ADLE, chypriote) s'est inquiété du climat de violence actuel à Bakou qui « risque de se poursuivre jusqu'en novembre lors des élections parlementaires », reproduisant un scénario connu en 2003, et Robert Evans (PSE, britannique) a fait écho à ces propos. Il faut plus de « cohérence » dans le soutien que l'UE apporte aux mouvements de démocratisation dans différents pays, notamment dans les ex-République soviétiques qui sont moins intéressantes économiquement, a demandé Erik Meijer (GUE-NGL, néerlandais). Estimant que dans l'ensemble l'Azerbaïdjan n'est « pas orienté vers l'Ouest », Bastiaan Belder (IND-DEM, néerlandais) plaide lui aussi en faveur d'un « langage clair à l'égard de l'opposition » en Azerbaïdjan et pour l'envoi d'observateurs de l'UE lors des prochaines élections. Marie Anne Isler Béguin (Verte française) a rappelé qu'il n'y avait pas d'excuses pour le comportement des autorités, mais que la situation découlait pour partie du conflit « gelé » du Haut-Karabakh. Au nom de la Commission, Neelie Kroes a encouragé les autorités locales à assurer le « respect plein et entier des engagements OSCE » lors des élections, pour lesquelles une mission européenne « ne sera pas développée sur place », a-t-elle indiqué, précisant toutefois que « l'UE appuiera les comités des droits de l'Homme de l'OSCE ». Elle a rappelé que toute activité doit être évaluée en fonction de la Politique européenne de voisinage (PEV), qui « implique le respect de certaines valeurs ».

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