Bruxelles, 03/06/2005 (Agence Europe) - Alors que Jean-Claude Juncker poursuivait vendredi ses consultations pré-sommet en recevant les premiers ministres de Lettonie, d'Estonie et de Chypre, Aigars Kalvitis, Andrus Ansip, et Tassos Papadopoulos, l'Allemagne a signalé qu'elle serait prête à faire preuve de flexibilité pour faciliter un accord sur les perspectives financières au Conseil européen des 16 et 17 juin. Jeudi, après sa rencontre à Luxembourg avec M. Juncker, le chancelier Schröder, a affirmé que « l'Allemagne est prête à bouger » sur le budget si cela permet à l'UE de montrer aux citoyens qu'elle fonctionne et qu'elle est capable de décider, malgré les « non » français et néerlandais sur la Constitution. Il semble que M. Schröder pourrait, en principe, accepter la nouvelle proposition de la présidence (qui limite les crédits d'engagements à 1,06% du revenu national brut de l'UE élargie tout en prévoyant des « mesures spécifiques » pour l'Allemagne, la Suède et les Pays-Bas afin de réduire leur contributions au budget: EUROPE n° 8960), mais Berlin a aussi fait savoir vendredi que l'accord de 2002 sur les dépenses agricoles ne devra pas être touché et que le Royaume-Uni devra faire des concessions sur le « chèque britannique ». M. Schröder (qui rencontrera Jacques Chirac le 4 juin à Berlin, et le 10 juin à Paris) aura un entretien avec Tony Blair le 13 juin à Berlin. A Dublin, le ministre des Affaires étrangères Dermot Ahern a précisé que son gouvernement décidera seulement après le Sommet si le référendum irlandais sur la Constitution aura lieu ou pas. On a aussi appris vendredi que après le « non » des Néerlandais, Gerhard Schröder avait proposé d'organiser ce samedi une réunion à Berlin des six pays fondateurs pour « réfléchir sur leur responsabilité particulière », mais que le Premier ministre néerlandais Peter Balkenende a décliné l'invitation. Selon le gouvernement allemand, les cinq autres pays étaient prêts à y participer. A Luxembourg, lors du lancement de la campagne pour le référendum du 10 juillet sur la Constitution, M. Juncker a réitéré qu'il démissionnerait en cas de « non ». Il a aussi affirmé, selon l'AFP, que si plus de cinq pays membres se prononcent contre la Constitution, « elle est morte ».