03/06/2005 (Agence Europe) - Les organisations des droits de l'homme demandent que l'UE prenne beaucoup de précautions dans l'ouverture d'une coopération avec la Libye dans le domaine de l'asile et de l'immigration illégale. Après Amnesty International, le Conseil européen des réfugiés (ECRE) a envoyé une lettre ouverte au président du Conseil Nicolas Schmit, pour demander que les Etats membres « s'assurent que leurs actions n'entraînent pas directement ou indirectement des violations des droits des réfugiés ». Le secrétaire général de l'ECRE, Peer Baneke, écrit que « s'il est une bonne chose que l'UE soutienne et encourage la Libye à offrir asile et protection aux réfugiés », personne ne devrait être renvoyé de l'UE vers la Libye « tant que cette protection n'existe pas ». L'ECRE demande que Malte et l'Italie, qui renvoient déjà beaucoup de clandestins vers la Libye, démontrent leur respect des normes internationales. La présidente de la sous-commission « droits de l'homme » du PE, Hélène Flautre, insiste elle aussi: la coopération avec Tripoli ne doit pas se faire au détriment des droits de l'homme.