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Bulletin Quotidien Europe N° 8908
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/ethique

Le Parlement confirme son opposition au commerce de cellules et d'organes humains

Strasbourg, 14/03/2005 (Agence Europe) - En adoptant par 307 voix, contre 199 et 25 abstentions, une résolution sur le commerce d'ovules humains, le Parlement européen a réaffirmé, jeudi dernier, son opposition à toute forme de commerce d'organes et de cellules humains. Il souhaite que le don d'ovules, de la même manière que le don d'organes dans son ensemble, soit strictement encadré pour protéger les donneurs et les receveurs et lutter contre toute forme d'exploitation de la personne. Le PE demande à la Commission d'appliquer le principe de subsidiarité aux recherches sur les embryons et les cellules souches embryonnaires afin que les Etats membres dans lesquels ce type de recherche est autorisé le financent au moyen de leurs budgets nationaux. Il estime que « l'Union devrait se concentrer sur des recherches relatives à d'autres solutions telles que celles portant sur les cellules souches somatiques ou ombilicales, que les Etats membres autorisent tous et qui ont déjà permis le traitement de patients avec succès ». Avec ce texte, le Parlement semble, au moins pour l'instant (il en existe d'autres exemples dans le passé), prendre ses distances avec le compromis qu'il avait accepté lors de l'adoption du 6ème programme-cadre pour permettre le financement communautaire de recherches sur les cellules souches embryonnaires dans les Etats membres qui autorisent ce type de recherches.

Ce vote a été salué par le démocrate-chrétien allemand Peter Liese qui y voit une victoire du principe de subsidiarité qui a ici toute sa place, au grand dam des partisans d'une plus grande liberté de recherche et/ou de commerce. Parmi eux, la libérale belge Frédérique Ries fustige, dans un communiqué, une « sanction moraliste et rétrograde qui remet en cause le oui, prononcé par ce même Parlement, le 19 novembre 2003, au financement de la recherche sur les cellules souches embryonnaires », un « signal désastreux envoyé aux couples en attente » d'une solution à un problème de stérilité et - c'est toujours Mme Ries qui parle - une « victoire de l'obscurantisme et de l'ignorance ».

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