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Bulletin Quotidien Europe N° 8908
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/services

La proposition modifiée de directive se fondera « largement » sur le principe du pays d'origine, mais avec des « garanties adéquates », prévoit le président Barroso

Bruxelles, 14/03/2005 (Agence Europe) - Dans un discours sur le thème Creating a Europe of Opportunities prononcé le 14 mars à Bruxelles à la 2005 Robert Schuman Lecture for the Lisbon Council, le Président Barroso a reconnu une fois de plus que la proposition de directive sur les services dans le marché intérieur « peut être améliorée pendant la procédure de codécision » et que, en particulier, « il faudra s'attaquer à des craintes compréhensibles pour ce qu'on appelle « dumping social » ». « Nous devons aussi nous occuper de la question des services d'intérêt général », admet José Manuel Barroso. En même temps, il tient à souligner que le secteur des services « offrira de meilleures opportunités aux socialement exclus et aux millions de nouvelles personnes qui arrivent sur le marché du travail », et il avertit: « C'est pourquoi, lorsque je dis que nous sommes prêts à adresser d'authentiques craintes pour le fonctionnement du principe du pays d'origine, cela n'implique pas que nous abandonnerons le principe ». « L'hétérogénéité des services signifie que ce serait totalement impossible de légiférer pour chaque service », et « la grande diversité des dispositions dans chaque Etat membre rendrait l'harmonisation très difficile », dit le Président de la Commission. Selon lui, donc, « si nous voulons avoir un marché unique des services, il devra se fonder largement sur le principe du pays d'origine, mais avec des garanties adéquates ». Dans son discours, M.Barroso a tenu à citer une étude réalisée à Copenhague selon laquelle une directive sur les services signifierait pour les producteurs et consommateurs des avantages d'une valeur d'environ 37 milliards d'euros. D'après cette étude, en outre, « l'amélioration de la productivité entraînerait quelques pertes d'emploi dans certains secteurs, mais l'emploi total net augmenterait dans l'UE d'environ 600 000 » et « les salaires réels augmenteraient de 0,4% dans l'UE, alors que les prix des services diminueraient de 7,2% en moyenne dans les professions régulées ». La Commission publiera « très bientôt une étude sur les coûts économiques du « non Lisbonne » », a-t-il annoncé.

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