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Bulletin Quotidien Europe N° 8743
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La Commission s'attaque de nouveau au décret Salva Calcio qui protège de la faillite les grands clubs de foot italiens

Bruxelles, 07/07/2004 (Agence Europe) - La Commission européenne s'attaque de nouveau au décret italien "Salvia Calcio" qui protège de la faillite les grands clubs italiens de football, tels que le Milan AC, l'Inter de Milan, l'AS Roma, la Lazio Roma. Elle a adressé, mercredi, un avis motivé à l'Italie, parce qu'elle estime que ce décret, permettant d'échelonner sur plusieurs années l'amortissement des joueurs, est contraire aux directives comptables européennes.

En mars dernier, le Commissaire à la concurrence, Mario Monti, avait accepté d'abandonner le volet "aide d'Etat" de l'affaire, après que les autorités italiennes se soient engagées à modifier le décret. Cette fois c'est sous l'angle "marché intérieur" que le Commissaire Frits Bolkestein prend la relève. Il ne s'agit pas d'acharnement mais d'éviter que le décret ne crée un précédent, a commenté son porte-parole, Jonathan Todd. La Commission craint que d'autres clubs de foot de division A ne s'inspirent de cet exemple pour embellir leur bilan, alors que l'UEFA demande désormais à tous les clubs d'avoir des comptes équilibrés pour disputer des compétitions européennes. Le directeur général de l'UEFA, Lars Christer Olsson, avait annoncé en mars dernier que l'UEFA ne se prononcerait pas sur les méthodes de comptabilité des clubs. "Ce n'est pas à nous d'intervenir dans les lois nationales. Il y a l'Union européenne pour cela", avait-il dit.

Selon l'avis motivé de la Commission, les clubs ne donnent pas à leurs actionnaires une vision "claire et fidèle" de leur situation financière, en plaçant dans une section à part du bilan la dévaluation du capital liée à la perte de valeur des droits d'exploitation des joueurs. Le décret permet aux utilisateurs de cette méthode d'amortir leurs pertes sur 10 ans, alors que le contrat des joueurs ne dure en général que deux ou trois ans. Selon la directive comptable, les joueurs devraient être traités comme des biens intangibles, comptabilisés durant "leur vie économique utile", explique la Commission dans un communiqué.

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