19/05/2004 (Agence Europe) - Pietro Calamia, ancien Représentant italien auprès de la CE, évoque, dans le numéro de printemps 2004 de la revue Affari Esteri, le rôle de l'Italie dans la politique internationale, thème rendu une fois de plus actuel par les rencontres de plus en plus régulières à Trois (France, Allemagne, Royaume-Uni). L'ambassadeur Calamia remonte à l'immédiat après-guerre, et souligne le chemin parcouru depuis qu'Alcide De Gasperi, le 10 août 1946, avait commencé son intervention devant les délégués de la Conférence de Paris pour la paix en admettant: "je sens que tout, sauf votre courtoisie personnelle, est contre moi". En notant que l'Italie était devenue membre de l'ONU seulement en décembre 1955, l'ambassadeur Calamia décrit les tentatives de la diplomatie italienne de "chercher de l'espace dans la politique internationale", et constate: « notre pays a grandi politiquement surtout dans le cadre de la Communauté européenne », et ceci « a trouvé une reconnaissance dans notre participation au Sommet mondial de Rambouillet en 1975 », avec Américains, Français, Allemands, Britanniques et Japonais (ce qui allait devenir le G-7, puis le G-8: NdlR). Depuis, la présence italienne en Europe et sur la scène mondiale a été de plus en plus significative, rappelle M.Calamia, qui, face à la multiplication récente d'initiatives à deux ou à trois, estime que "le rôle que peut jouer l'Italie ne saurait être ignoré" par France, Allemagne et Royaume-Uni. Selon lui, la présence de l'Italie dans un "groupe d'avant-garde" (des "coopération renforcées et structurées" à développer au sein de l'Union, sans exclusions) sera "automatique" si l'Italie, par exemple, répond aux critères requis dans le domaine de la défense.