Bruxelles, 12/03/2004 (Agence Europe) - Le Conseil de l'Atlantique Nord et le Comité politique et de sécurité de l'UE (COPS) ont, pendant leur réunion du 10 mars au siège de l'OTAN, évoqué en particulier le remplacement de la SFOR en Bosnie par une force de l'UE (étant entendu que l'OTAN laissera sur place environ 200 hommes, chargés en particulier de la traque des criminels de guerre). Nous avons discuté d'un document sur le partage des responsabilités et la structure du commandement lorsque l'UE aura pris la relève, a indiqué à la presse le Secrétaire général de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer. Quant au Secrétaire général du Conseil de l'UE et Haut Représentant pour la PESC, Javier Solana, il a insisté sur la "clarté" de la chaîne de commandement, en affirmant: "le commandement sur le terrain sera européen". L'une des questions les plus controversées était celle de la responsabilité pour la recherche des criminels de guerre à traduire devant le Tribunal de La Haye, que les Etats-Unis préféreraient réserver à l'OTAN: le document de M.de Hoop Scheffer suggère une solution prévoyant que les effectifs de l'UE pourront participer à de telles opérations en coopération avec l'Alliance.
Quant à l'Afghanistan, Javier Solana a rappelé en particulier à la presse que l'UE coopère avec les Equipes provinciales de reconstruction (PRTs) qui sont sur place.
L'ambassadeur irlandais Declan Kelleher a souligné pour sa part devant la presse que la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive (ADM) est une "question clé", et Javier Solana a rappelé que cette lutte est inscrite dans la stratégie européenne de sécurité adoptée par le Conseil européen en décembre dernier.