Bruxelles, 12/03/2004 (Agence Europe) - Le Conseil Transports du 9 mars a pris note d'une intervention de la France annonçant son intention de développer deux des projets "d'autoroutes de la mer" (compris dans la liste des projets prioritaires figurant dans la proposition de décision révisant les orientations communautaires pour les réseaux transeuropéens de transports: RTE-T), en y associant l'Espagne, le Portugal et l'Italie. Les deux projets concernent la façade atlantique et méditerranéenne de la France (voir EUROPE/Documents du 4 octobre 2003). Une étude de faisabilité détaillée est en cours pour le projet portant sur la façade atlantique : la France et l'Espagne ont l'intention de présenter cet été à la Commission un projet prévoyant l'ouverture d'une ligne maritime sur la façade atlantique d'ici fin 2006. Selon leurs prévisions, cette ligne maritime devrait permettre de désengorger la traversée Ouest des Pyrénées de plus de 150.000 camions chaque année. Une étude de faisabilité est également en cours sur le projet pour la façade méditerranéenne.
L'objectif de ces deux "autoroutes de la mer" est d'offrir aux camions un service alternatif - du point de vue de la régularité, de la fréquence et de la fiabilité - aux axes routiers sur les itinéraires "Péninsule ibérique/Nord-Europe" et "Arc méditerranéen". Pour cela, ces deux lignes maritimes devront offrir trois départs par jour dans chaque sens pour le transport des camions par navires rouliers (qui peuvent transporter entre 150 et 200 camions). La France insiste pour que le développement des autoroutes de la mer soit un véritable partenariat public/privé. C'est pourquoi ces navires rouliers, ainsi que l'opérateur en ligne, devront être choisis par appel d'offre européens. Tout en soulignant la nécessité d'accorder une aide communautaire pour le démarrage de ces projets (pour couvrir leurs premières années de fonctionnement par le financement d'une partie des coûts, notamment pour les équipements portuaires), la France et ses partenaires soulignent que l'objectif à terme est que le marché prenne la relève de l'Etat.
Rappelons que lors du Conseil informel Transports des 4 et 5 juillet 2003 à Naples, l'Italie, la France, l'Espagne, le Portugal et la Grèce avaient signé, en marge de la réunion, une déclaration conjointe dans laquelle ils s'engageaient à développer les "autoroutes de la mer" pour décongestionner le trafic routier et ferroviaire.