Bruxelles, 19/11/2003 (Agence Europe) - La Commission européenne a approuvé mardi, comme nous l'avons indiqué, les résultats de l'étude de faisabilité destinée à évaluer l'état de préparation de la Bosnie-Herzégovine pour pouvoir ouvrir les négociations sur un accord de stabilisation et d'association avec l'UE (ASA). Selon cette étude, en dépit de progrès considérables accomplis depuis 1990, la Bosnie-Herzégovine devra encore fournir d'importants efforts avant d'être "prête" pour négocier un ASA avec l'UE.
La Commission espère pouvoir recommander aux Etats membres l'ouverture de ces négociations l'année prochaine à condition que la Bosnie-Herzégovine entreprenne en 2004, des réformes significatives et rapides dans plusieurs domaines: - respecter la conditionnalité (notamment, coopération totale avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie) ; - établir une gouvernance plus efficace au niveau de l'Etat (assurer que les nouveaux ministères et institutions centrales sont pleinement opérationnels) ; - assurer l'Etat de droit (renforcer le pouvoir judiciaire et lutter contre le crime organisé) ; - entreprendre des réformes économiques (améliorer la gestion du budget, mettre en place une politique commerciale cohérente) ; - renforcer la capacité institutionnelle (mettre en place une administration publique efficace, adopter une législation sur le statut des réfugiés). Chris Patten, Commissaire aux relations extérieures, s'est voulu optimiste en indiquant que si le pays fait preuve de la volonté politique nécessaire pour appliquer toutes les réformes souhaitées, "il n'y a aucune raison pour que la Bosnie-Herzégovine n'atteigne pas cet objectif".
La Commission avait commencé ses travaux sur l'étude de faisabilité, en septembre 2002. Les résultats de l'étude se fondent sur les réponses fournies par les autorités bosniaques à un questionnaire de la Commission couvrant tous les domaines d'un éventuel ASA, les conclusions de groupes de travail qui ont analysé ces réponses et des recherches supplémentaires effectuées par la Commission. Le succès des réformes entreprises par la Bosnie-Herzégovine permettra d'ouvrir les négociations d'un tel accord, qui doit préparer les pays des Balkans à l'adhésion à l'UE de la même manière que les accords européens ont préparé les pays d'Europe centrale et orientale.