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Bulletin Quotidien Europe N° 8588
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/pe/mediterranee

Trois nouveaux instruments seront mis en place à la Conférence euro-méditerranéenne de Naples

Strasbourg, 19/11/2003 (Agence Europe) - En présentant mercredi au PE le programme de la sixième Conférence ministérielle euro-méditerranéenne des 2 et 3 décembre à Naples, le président en exercice du Conseil Roberto Antonione a noté que beaucoup d'éléments plaident pour une relance qualitative du partenariat euro-méditerranéen: l'élargissement, la situation au Proche-Orient, la nouvelle « politique de voisinage » de l'UE , la nécessité de renforcer la défense des droits de l'homme et de toucher l'opinion publique. Donc, il faut faire du concret, et doter le Processus de Barcelone de moyens et de structures permettant d'avoir un impact sur la vie quotidienne des gens, a-t-il dit, en citant trois nouveaux instruments:
- l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne ; - la Fondation euro-méditerranéenne pour le dialogue entre les cultures et les civilisations. (A Naples, espère M.Antonione, on pourra prendre une décision sur son siège); - la nouvelle « physionomie institutionnelle et opérationnelle » de la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP) dans le cadre de la BEI (il s'agit de mieux l'adapter aux besoins des PME et du secteur privé). Les 35 Partenaires euro-méditerranéens discuteront aussi de coopération en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme, et aborderont le chapitre économique (en tenant compte des résultats des conférences sur le commerce et sur l'agriculture ainsi que de celle des 1er et 2 décembre sur les investissements et l'énergie), le volet social et culturel (en discutant notamment d'un programme régional pour la bonne gouvernance et d'une gestion équilibrée de la politique migratoire). M.Antonione a rappelé enfin que le Forum de la société civile se reunira à Naples à la veille de la Conférence. L'aire méditerranéenne est particulièrement exposée aux grands risques du 21ème siècle (terrorisme, drogue, pollution, mondialisation), ce qui exige qu'on fasse preuve de solidarité vis-à-vis des pays de la région, constate le Commissaire Günter Verheugen Mais ce sont ces pays qui doivent dire eux-mêmes ce qu'ils souhaitent, d'où l'importance d'un dialogue à tous les niveaux. M.Verheugen espère lui aussi qu'un accord soit possible sur le siège de la Fondation pour le dialogue interculturel - que ce soit Rome , La Valette ou Alexandrie, a-t-il dit.

Pour le groupe PPE/DE, Francesco Fiori (Forza Italia) a estimé que l'Europe doit aux pays méditerranéens un petit « mea culpa », et Pasqualina Napoletano (DS), pour le groupe socialiste, est encore plus critique . La dimension « libre-échange » a été trop priviégiée, affirme Mme Napoletano, qui insiste: il faut rompre le cercle pervers « terrorisme/guerre », mais aussi celui "terrorisme/consolidation de régimes autoritaires". Sans solution du conflit au Moyen-Orient, il n'y a pas de dialogue euro-méditerranéen possible, selon Yasmine Boudjenah qui, au nom de la GUE/NGL, demande que l'Union soit présente à la signature de l'accord de Genève entre des Palestiniens et des opposants Israéliens, le 1er décembre. En français, au nom des Verts/ALE, le Catalan Miquel Mayol i Raynal a fait état du désenchantement (ou « desensis » en catalan) face aux rares progrès du processus de Barcelone. Dans notre société individualiste qui « raffine à l'infini » les droits individuels, il ne faut pas oublier les droits collectifs, a-t-il ajouté, en rappelant les droits d'un peuple, les Sahraouis, et en demandant à l'Union qu'elle exige leur respect de la part du Maroc. Beaucoup d'autres députés espagnols sont intervenus: Jorge Salvador Hernandez Mollar (PPE-DE) a posé le problème de l'immigration clandestine («une tragédie quasi quotidienne sur nos côtes d'Andalousie »), ce qu'a fait aussi Anna Terron i Cusi (PSE), mais dans un autre ton, en insistant sur les aspects « culturels et humains ». Pour Carles Alfred Gasoliba i Böhm (ELDR), l'encouragement au secteur privé est crucial. La Française Marie-Arlette Carlotti (PSE) a demandé pour sa part un véritable « Plan Marshall pour la Méditerranée »: l'intégration de l'espace méditerranéen est « l'enjeu des trente prochaines années », s'est-elle exclamée, en estimant que « une autre page de l'histoire s'ouvre, et sur cette page, il y a la Méditerranée".

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