Bruxelles, 05/11/2003 (Agence Europe) - Devant le Parlement européen, le président lituanien Rolando Pakso a consacré, mercredi à Bruxelles, une partie de son discours à rappeler l'ancrage historique de son pays à l'Europe. Il a notamment fait allusion à une fresque de l'église Saint-Pierre-le-Jeune à Strasbourg qui dessine les contours de l'Europe chrétienne au XVème siècle et qui comporte le Grand duché de Lituanie. M. Pakso a affirmé que son pays entend être un partenaire responsable au sein de l'Union européenne et il a confirmé l'ambition de la petite république balte de rejoindre entre 2005 et 2008 l'UEM et l'espace Schengen. Tout en soulignant les bons résultats économiques de la Lituanie (il a notamment mentionné 7% de croissance du PIB en 2002), M. Pakso a insisté sur l'importance des grandes infrastructures qui devraient être financées dans le cadre des réseaux transeuropéens (il a cité le rail baltica). Après avoir plaidé en faveur d'une politique visant à faire disparaître les disparités économiques entre les anciens et les nouveaux Etats membres, M. Pakso a souligné que ces derniers seront à l'avenir les maillons essentiels des relations de l'Union avec ses voisins orientaux. Outre l'accent qui devrait être mis sur le développement économique et social de l'enclave de Kaliningrad, il a évoqué les relations avec le nord-ouest de la Russie et avec l'Ukraine. Le président lituanien a enfin évoqué le projet de traité constitutionnel en insistant sur: (1) l'égalité entre les Etats membres ; (2) la mention des valeurs chrétiennes dans le préambule ; (3) la nécessité d'éviter les doubles emplois avec l'OTAN ; (4) le lien transatlantique, qu'il a qualifié de "vital".
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