Bruxelles, 05/11/2003 (Agence Europe) - "Constitution européenne: continuons!", affirment douze personnalités de gauche de sept Etats membres de l'UE et de la Turquie, dans les pages du Monde de jeudi. Si la CIG fait "échouer le processus engagé par Convention, l'Europe aurait peut-être manqué sa dernière chance pour se réformer et se relancer. L'élargissement ne pourrait pas réussir, le statu quo qui en résulterait serait le triomphe de tous ceux qui refusent une Europe puissance et veulent affaiblir les progrès sociaux permis par le modèle original de la construction européenne", affirment les signataires, qui rappellent que en 1875, "la République a été instituée en France par une seule voix de majorité". Certes, "on aurait pu rêver d'un compromis constitutionnel plus ambitieux, plus clair, marquant mieux l'essence fédérale de l'Europe unie", reconnaissent-ils, mais ils soulignent aussi les avancées du texte de la Convention, en incitant à rester "mobilisés, vigilants et exigeants afin que la CIG ne marque aucun recul" afin que, en particulier, "elle autorise de nouveaux progrès dans la gouvernance économique et sociale". L'appel est signé par les anciens ministres français Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, le maire de Paris Bertrand Delanoë, l'ancien Premier ministre italien Massimo D'Alema, président des Democratici di sinistra, le secrétaire général des Democratici di sinistra Piero Fassino, l'ancien Premier ministre danois Poul Nyrup Rasmussen, l'ancien ministre néerlandais des Affaires étrangères Dick Benschop, les anciens ministres de l'Economie grec Roumeliotis Panagiotis et turc Kemal Dervis, les anciens ministres espagnols du travail Joaquin Almunia et de l'industrie et de l'environnement Josep Borrel, et la vice-présidente du groupe SPD au Bundestag Angelika Schwall-Düren.