Bruxelles, 08/09/2003 (Agence Europe) - A l'issue d'une rencontre avec des représentants de la Commission européenne, et notamment Loyola de Palacio, la Commissaire chargée de transports, Michael O'Leary, le président de la compagnie aérienne irlandaise à bas prix Ryanair, a affirmé que sa société n'avait reçu aucune aide illicite de la part de l'aéroport de Charleroi (Belgique) pour s'y installer. « Nous avons montré à la Commission des documents qui confirment que Charleroi a opéré en obéissant aux mêmes principes qu'un investisseur privé » , a-t-il souligné. Rappelons que la Commission a lancé, en décembre 2002, une enquête à propos des mesures prises par la Région wallonne et l'entreprise gestionnaire de l'aéroport de Charleroi afin d'examiner si elles ne constituent pas une aide d'Etat dans la mesure où elles ne s'appliqueraient qu'au bénéfice exclusif de Ryanair. S'il reste « confiant » dans le fait que la décision que rendra la Commission n'affectera pas le trafic de sa compagnie à Charleroi, M. O'Leary souligne néanmoins que s'il lui était demandé de changer les termes de son contrat, sa compagnie n'accepterait pas cette décision et ferait sans doute appel. Gilles Gantelet, porte-parole de la Commissaire De Palacio, a souligné pour sa part que la Commission n'était pas « contre les vols à bas prix » mais qu'elle devait « s'assurer que les règles ne sont pas enfreintes ». Et d'ajouter que l'enquête était importante dans le sens où elle met le doigt sur la nécessité de définir des règles claires pour les aéroports, dans un objectif de transparence et de non-discrimination. La Commission devrait rendre son verdict en octobre ou novembre prochains.