Athènes, 28/03/2003 (Agence Europe) - Le Commissaire aux relations extérieures Chris Patten a lancé son idée d'initiative pour "la cohésion sociale" entre l'Union européenne et les pays latino-américains, à l'occasion de la réunion, entre l'UE et 19 pays du "Groupe de Rio", vendredi à Vouliagmeni, près d'Athènes. Il a souhaité que ce thème soit au centre du Sommet UE/Amérique latine/Caraïbes qui se tiendra au Mexique en 2004. Un séminaire sera organisé au mois de juin par la Commission et la Banque interaméricaine de développement, pour préciser les priorités.
"Nous avons besoin de mettre en commun notre expérience et d'examiner de quelle manière les revenus publics peuvent soutenir de manière adéquate les dépenses publiques, sans nuire à l'équilibre fiscal", a expliqué le Commissaire. "Nous devons examiner les moyens d'améliorer l'efficacité et l'équité des dépenses sociales, accroître les capacités et les opportunités pour les pauvres et les exclus, les moyens de développer la protection sociale et les mécanismes d'inclusion", a-t-il précisé.
Les années 80 ont été marquées par le défis de la démocratie, les années 90 par la globalisation, et "notre nouveau défi est celui de la cohésion sociale", a affirmé le Commissaire Patten, en soulignant que les inégalités sociales sont synonymes de pauvreté, mais aussi de tensions sociales et de désengagement politique. "Sans société plus inclusive, les marchés intérieurs ne se développent pas, la vulnérabilité des économies latino-américaines aux chocs extérieurs et leur vulnérabilité à l'égard des grandes économies demeureront", a-t-il fait valoir. Se défendant de vouloir donner des leçons, il fait remarquer dans son intervention que "dans ma propre ville, à six arrêts de métro de Westminster, vous arrivez dans un quartier où l'espérance de vie est réduite de six ans par rapport au centre de la capitale". Toutefois, a-t-il aussitôt ajouté, "le principe de la cohésion sociale est au cœur des valeurs de l'Union européenne. Le but de l'intégration européenne n'est pas de mettre des pays ensemble, mais de construire une société plus juste".