Bruxelles, 28/03/2003 (Agence Europe) - « Il est préférable que les réfugiés irakiens restent dans les pays voisins », a déclaré le ministre grec de la Justice, Philippos Petsalnikos, à l'ouverture du Conseil informel JAI de Veria, espérant « qu'il ne sera pas nécessaire que ces personnes viennent en Europe ». Le Conseil dans son ensemble partage ce point de vue. Les ministres de l'Intérieur ont unanimement constaté qu'il y avait pour l'instant bien moins de personnes qui quittaient l'Irak que ce que l'on avait craint. On est loin des 300.000 réfugiés annoncés par les Nations Unies, a indiqué un expert. Le Commissaire européen Antonio Vitorino a indiqué qu'à ce stade il n'est pas nécessaire d'utiliser la directive sur la protection temporaire, puisqu'elle est prévue pour gérer l'arrivée massive de réfugiés dans l'UE. Néanmoins, à l'instar de l'Espagnol Ignacio Gonzales, plusieurs participants ont souligné que l'UE devait se tenir prête à un afflux de réfugiés irakiens. M. Vitorino a rappelé que la Commission a prévu 100 millions d'euros pour l'aide humanitaire d'urgence, destinée, en priorité, à soutenir l'accueil en Iran, Syrie et Turquie (voir EUROPE d'hier, p.9). Les ministres n'ont pas abordé la question de l'aide des personnes en Irak, puisque en tant que ministres de l'Intérieur, ils s'occupent de réfugiés mais pas des questions purement humanitaires, précise un diplomate.