11/03/2003 (Agence Europe) - Le comportement de la police française lors des manifestations de dockers, lundi à Strasbourg, a été pour certains députés, lundi soir en plénière, le prétexte pour relancer indirectement la querelle Strasbourg-Bruxelles. Francis Wurtz, président du groupe GUE/NGL, s'est indigné de la "répression indigne" contre les manifestants, dont la protestation, a-t-il dit, "est légitime", puisque la directive proposée tire les salaires vers le bas et signifie "la casse de leur statut, de leur métier, de leur emploi". Le conservateur britannique Roger Helmer s'en est pris, lui, au fait que la police avait entravé, pendant les manifestations, l'accès des députés européens au bâtiment du Parlement, et la libérale néerlandaise Elly Plooij-van Gorsel a enfoncé le clou en se plaignant de la "paranoïa " des forces de sécurité françaises, en ajoutant: c'est la énième fois qu'on "rend notre travail impossible dans l'agréable ville de Strasbourg". Et de citer: "on annule des vols, on nous prive de nos véhicules..." (l'affaire des taxis strasbourgeois: NdlR). Françoise Grossetête (PPE, française) s'est insurgée: " je suis un peu surprise: nos collègues se plaignent de n'avoir aucune sécurité à Bruxelles, d'être attaqués. Maintenant ils trouvent les mesures de sécurité excessives. Il faut être logiques!" (allusion aux récentes déclarations de l'élu de la CSU Ingo Friedrich, qui siège dans son groupe, à propos de la sécurité insuffisante autour du bâtiment du PE à Bruxelles).