Bruxelles, 06/03/2003 (Agence Europe) - Les ministres de l'Economie et des Finances des Etats membres de la zone euro ont discuté jeudi soir, sous la Présidence de leur homologue grec, Nikos Christodoulakis, de la stratégie commune à suivre et des mesures à prendre afin de remédier aux conséquences économiques et budgétaires d'une éventuelle guerre en Irak. A cette fin, l'Eurogroupe a examiné en détail le document technique des services du Commissaire Pedro Solbes sur les différents scénarios sur les conséquences d'un conflit (EUROPE du 22 février, p.8), notamment en vue de trouver une réponse coordonnée pour remédier à l'augmentation des prix du pétrole.
En outre, les ministres ont pris note de la présentation par M. Solbes de l'évolution de la situation économique et budgétaire dans la zone euro et au niveau mondial. Les incertitudes découlant d'un éventuel conflit en Irak ont un impact non négligeable sur les perspectives de croissance, devait rappeler le Commissaire, qui s'apprête à revoir à la baisse, en avril, sa prévision de 1,8%. Ce ralentissement annoncé de la croissance aura un impact certain sur les politiques budgétaires. Rappelons que la Commission a estimé qu'une guerre entrait bien dans la catégorie des événements exceptionnels prévus par le Pacte de stabilité pour en faire une lecture plus accommodante, ce qui ne signifie pas pour autant que le déficit public d'un pays pourra dépasser en toute impunité le seuil fatidique des 3% du PIB.
L'Eurogroupe a discuté aussi des principales questions à traiter dans le cadre de l'élaboration des grandes orientations des politiques économiques pour 2003 (une discussion qui devait se poursuivre ce vendredi au sein de l'Ecofin, voir autre nouvelle) et du mécanisme de taux de change de 2ème génération (« Exchange Rate Mechanism II, ERM II ») dans la perspective de l'élargissement de l'UE.