Bruxelles, 21/02/2003 (Agence Europe) - Le Maroc et l'UE tiennent le 24 février une session de leur Conseil d'association, la troisième depuis l'entrée en vigueur de l'accord d'association en mars 2000. La rencontre sera présidée du côté marocain par le ministre délégué aux Affaires étrangères Fassi Fihri et du côté européen, outre la Présidence grecque, par le Commissaire européen aux Relations extérieures Chris Patten. Il sera essentiellement question des mécanismes à mettre en place dans le cadre de l'accord, et notamment de la création de six sous-comités rattachés au Comité d'association: marché intérieur ; industrie, commerce et services ; transports, environnement et énergie ; recherche et innovation ; agriculture et pêche ; justice et sécurité.
Parallèlement, les négociations se poursuivent sur l'accès réciproque pour les produits agricoles. Une session a eu lieu fin janvier mais un nouveau rendez-vous envisagé pour fin février ne sera pas tenu. Selon Gregor Kreuzhuber, porte-parole du Commissaire Fischler, « les négociations au niveau technique sont bloquées. Nous attendons que le Maroc nous fasse une offre » globale satisfaisante. Les discussions pourront se poursuivre au sous-comité à créer sur ce thème.
Le Maroc, indique-t-on de même source, présentera des réflexions sur le « statut spécial », qu'il souhaite. De source communautaire, on rappelle que le Maroc est le seule partenaire méditerranéen à avoir présenté une candidature à l'adhésion (rejetée par l'UE). Le pays reste demandeur d'un statut particulier, qui soit « plus que l'association sans être tout à fait l'adhésion ». La demande paraît embarrasser la Commission, qui souhaiterait cependant souligner la qualité des relations avec le Maroc (qui serait même prêt à ouvrir « un dialogue politique adulte » avec l'UE et à briser le tabou de la « réadmission » de migrants) mais sans aller aussi loin, et sans prendre le risque de froisser d'autres pays voisins avec lesquels les relations sont tout aussi bonnes (Tunisie, Egypte) ou prometteuses (Algérie).
Les délégations auront aussi des échanges de vues sur l'Iraq et le Moyen-Orient et les efforts de l'ONU pour une solution acceptable au Sahara Occidental (voir aussi p.5).