Bruxelles, 20/02/2003 (Agence Europe) - La Présidence grecque a adopté le 18 février la déclaration suivante, à laquelle se sont ralliés des pays candidats et les pays de l'AELE (notre traduction):
"L'UE prend note avec une grave inquiétude des informations selon lesquelles les restrictions à la liberté d'expression et les arrestations et détentions politiques ont augmenté en Birmanie/Myanmar depuis la Déclaration de la présidence du 11 octobre 2002. L'UE appelle les autorités de Birmanie/Myanmar à tenir leurs promesses de relâcher tous les prisonniers politiques et de tenir immédiatement un dialogue substantiel avec la Ligue nationale pour la démocratie, ainsi qu'avec les autres formations politiques, afin de procéder à une transition démocratique dans le pays. Sont particulièrement préoccupantes la tendance croissante au harcèlement et les tentatives d'intimidation de Daw Aung San Suu Kyi par les autorités de Birmanie/Myanmar, avec l'appui de la Union solidarity Development Association (USDA), comme récemment démontré dans l'Etat de Rakhine. Dans ce contexte, l'UE prend note avec préoccupation des récentes arrestations politiques dans le pays, en particulier l'arrestation du Secrétaire général de la Ligue pour la démocratie des nationalités Shan et d'un certain nombre de membres de la Ligue nationale pour la démocratie. L'UE estime que ces actions visent à dissuader les partisans de la Ligue nationale pour la démocratie et du Mouvement démocratique birman d'avoir des contacts avec Daw Aung San Suu Kyi, sans faciliter, en même temps, les progrès vers la démocratie annoncés par les autorités de Birmanie/Myanmar. L'UE réaffirme son engagement et son soutien en faveur du changement politique en Birmanie/Myanmar, de la recherche de la réconciliation nationale et du respect pour les droits de l'homme et la démocratie. L'UE salue la récente visite d'une délégation d'Amnesty International à Rangoon, et espère que ceci entraînera une plus grande considération et respect des droits de l'homme. En même temps, l'UE réitère aussi son appel au Général Than Shwe à engager un dialogue authentique et substantiel avec Daw Aung San Suu Kyi et la Ligue nationale pour la démocratie, les autres formations politiques dans le pays et des représentants des nationalités ethniques. L'UE appelle aussi les autorités de Birmanie/Myanmar à établir un programme de réforme économique visant à satisfaire de manière adéquate les besoins économiques et humanitaires de la population de la Birmanie/Myanmar et de prendre d'ultérieures initiatives pour combattre efficacement la diffusion du HIV/Sida. L'UE examinera de près la situation en Birmanie/Myanmar au moment d'envisager la prolongation de sa position commune, en avril 2003".