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Bulletin Quotidien Europe N° 8398
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/irak

M. Pöttering critique l'attitude du chancelier Schroeder - M. Cohn-Bendit pense que les Quinze parviendront lundi à adopter une position commune - M. Watson s'interroge sur le calendrier de la Convention

Strasbourg, 11/02/2003 (Agence Europe) - Lors d'une conférence de presse en marge de la session plénière à Strasbourg, le co-président du groupe des Verts/ALE, Daniel Cohn-Bendit, a estimé que les Quinze devraient parvenir lundi prochain à une position commune sur le renforcement des moyens mis à la disposition des inspecteurs de l'ONU en Irak. Selon lui, ce résultat pourra être atteint si M. Blix dit qu'il peut continuer à travailler, mais aussi grâce à l'évolution de certaines positions nationales (il a cité la pression de l'opinion publique britannique sur Tony Blair et celle du Pape sur Silvio Berlusconi).

S'il espère lui aussi une position commune après le Sommet extraordinaire du 17 février, le président du groupe PPE-DE, Hans-Gert Pöttering, n'a pas voulu se prononcer sur le contenu d'une telle position européenne, se bornant à rappeler que toute action devra être décidée dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations unies. Le démocrate-chrétien allemand a cependant vivement critiqué l'attitude du chancelier Schroeder qu'il a qualifiée de comportement "anti-américain, irresponsable et contraire à l'histoire". Il a même ajouté que le rejet préalable d'une intervention militaire en Irak relevait d'un comportement "anti-européen". M. Pöttering a indiqué que son groupe est unanimement en faveur de l'aide de l'OTAN à la Turquie, et a regretté le véto opposé à une telle aide au stade de la planification. Il a aussi jugé incohérente l'attitude qui consiste à soutenir l'élargissement vers la Turquie et à refuser sa solidarité à Ankara dans cette crise. Interrogé sur les conséquences de la crise sur les travaux de la Convention, M. Pöttering a reconnu que l'absence de position commune sur le dossier irakien peut avoir une influence négative, mais il a espéré que le calendrier pourra être respecté (à ce sujet, voir EUROPE du 8 février, p. 3).

Dans une autre conférence de presse, le président du groupe libéral, Graham Watson, a, en répondant à une question du même type, estimé qu'il pourrait éventuellement être nécessaire de laisser un peu plus de temps à la Convention pour achever ses travaux.

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