Bruxelles, 25/06/2002 (Agence Europe) - Lors d'une conférence de presse avec le président danois du groupe EDD, Jens-Peter Bonde, les ténors de l'euro-scepticisme au Parlement européen ont affirmé que la session d'écoute de la société civile, loin de permettre l'expression de toutes les opinions, a été réduite en un débat de propagande en faveur du fédéralisme européen. Rebaptisant la séance d'écoute « Bruxelles parle à Bruxelles », le conservateur britannique David Heathcoat-Amory a expliqué que les intervenants représentaient essentiellement des organisations subventionnées par des fonds communautaires. Cinq de ces organisations auraient reçu pas moins de 6,7 millions d'euros, a-t-il indiqué en estimant que le débat ne pouvait être démocratique dans de telles conditions. Le Français William Abitbol a qualifié les intervenants de « caniches de la Commission » et a déploré que ce débat n'ait fourni qu'une « vulgate fédéraliste » alors qu'au moins un quart des Européens ne partagent pas ce type d'opinions. En réponse à la question d'un journaliste, ils ont cependant reconnu n'avoir pas connaissance du fait que quelqu'un ait été empêché de s'exprimer.