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Bulletin Quotidien Europe N° 8241
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/transports

L'industrie aérienne demande a nouveau l'aide des Etats pour financer les mesures de sécurité nécessaires - Soutien de Loyola de Palacio

Bruxelles, 25/06/2002 (Agence Europe) - Les opérateurs aériens ont réitéré avec force leur demande d'interventions étatiques pour couvrir les coûts liés aux nouvelles mesures de sécurité dans le secteur aérien et d'harmonisation de ces mesures au sein de la Communauté, lors d'un symposium sur la sécurité du transport aérien organisé lundi à Bruxelles par the European Association of Aerospace Industries (AECMA), sous le parrainage de la Commissaire aux transports Loyola de Palacio. La Commissaire a conclu le symposium en déclarant "qu'il y a maintenant un consensus au sein de tous les secteurs de l'industrie aérienne pour instaurer des règles contraignantes menant à des normes de base harmonisées de sécurité aérienne".

Claudio Boccardo, le Président du Conseil international des aéroports (ACI) pour l'Europe, a souligné le contraste entre l'UE et les Etats-Unis, "qui ont compris qu'il faut de l'argent pour aider les aéroports à faire face aux coûts du renforcement des mesures de sécurité suite au 11 septembre". Il a aussi insisté sur l'absence d'harmonisation en la matière, en notant que "dans certains Etats membres comme la France, le coût de la sécurité est financé par l'Etat, dans d'autres par les opérateurs". Un avis partagé par l'AECMA dont le président, Jean-Paul Bechat, a demandé à ce que les Etats membres appuient "les initiatives en cours concernant le nouveau régime d'assurance" (allusion à un fonds de mutualisation: voir EUROPE du 27 et 28 mai, p.13). Et, en énumérant les futures mesures de sécurité dans le secteur, il a réitéré avec force l'objectif du secteur en Europe: "réduire par cinq le nombre d'accidents aériens".

Loyola de Palacio a souligné une nouvelle fois les quatre principes devant guider l'action de l'UE en la matière: 1) les mesures de sécurité doivent endiguer la nouvelle dimension du terrorisme. "Nous devons maintenant accepter le fait qu'Al Quaida et d'autres réseaux terroristes peuvent facilement recruter des volontaires prêts à se suicider (...) et les avions sont une cible particulièrement attractive". Faisant allusion à la nécessité de promouvoir le renseignement, la Commissaire appelle à développer un véritable "concept de voyage sûr" en utilisant des "chefs de sécurité" au sein des avions, comme c'est déjà le cas dans certains pays de l'UE, et se félicite que "le gouvernement autrichien organise une conférence sur le thème des chefs de sécurité aérien en octobre", et souligne que ces nouvelles mesures doivent mener à une amélioration du niveau général de sécurité et que "il ne faut pas introduire des mesures juste pour démontrer notre activisme"; 3) la coopération internationale, notamment au sein de l'OACI, est une condition de l'efficacité d'un système de sécurité au niveau national et international. Tout en comprenant la tendance à créer une "forteresse USA" après les attentats, la Commissaire a expliqué à John W. Magaw, sous-secrétaire américain aux transports rencontré en marge du symposium, qu'il était "dangereux" de prendre des décisions unilatérales dans les domaines aérien ou maritime (référence à la liste américaine des dix ports les plus sûrs du monde: voir EUROPE du 14 juin, p.7/8) qui "pourraient s'apparenter à des mesures de protection cachées". Mais elle s'est dite "persuadée que l'administration américaine apprécie de travailler en partenariat avec l'UE pour déboucher sur des normes de sécurité communes pour lutter contre le terrorisme"; 4) "le coût de ces mesures doit être partagé par tous les acteurs: les aéroports, les avions, les industriels, les voyageurs et, bien sûr, les gouvernements". La question de financement est le principal point en suspens dans le processus de conciliation entre le Parlement et le Conseil, a rappelé Mme de Palacio. Et, sachant que ce point ne se résoudra pas rapidement, elle a réaffirmé son soutien au secteur: "je crois que l'aviation ne recherche pas des subsides mais fait une demande légitime de ressources pour pouvoir remplir (…) ses obligations".

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