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Bulletin Quotidien Europe N° 8215
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/presidence/espagne

M.Aznar pour un président du Conseil européen pouvant rester en place jusqu'à cinq ans, assisté de cinq ou six de ses pairs

Oxford, 21/05/2002 (Agence Europe) - Le Premier ministre espagnol José Maria Aznar a joint sa voix à celles, de plus en plus nombreuses, qui se sont élevées pour dénoncer les inconvénients de la présidence semestrielle du Conseil de l'UE (voir « Au-delà de l'information » du 18 mai, à propos notamment des idées de Giuliano Amato et de Robert Toulemon, et du 17 mai, p.6, sur les suggestions de Javier Solana). Dans un discours prononcé au St Anthony's College à Oxford, M.Aznar a admis que la rotation actuelle ne sera plus praticable à l'avenir, et qu'il serait donc "essentiel de réfléchir à un nouveau système". Et il a repris l'idée d'un Président du Conseil européen qui serait en fonction pendant une période pouvant aller de deux ans et demi à cinq ans, en la personne d'un ancien chef d'Etat ou de gouvernement. "Je ne pense à personne en particulier, je ne pense même pas au Premier ministre Blair", a plaisanté M.Aznar (dont le nom, comme celui de Tony Blair, a été cité dans ce contexte). Pour assurer la "continuité et la cohérence du travail", le Président du Conseil européen pourrait être , selon lui, "secondé par une équipe présidentielle formée par cinq ou six chefs d'Etat ou de gouvernement, selon un système de rotation", et ce "groupe de pays serait chargé de présider les Conseils sectoriels".

M.Aznar propose aussi, entre autres, que: - le Conseil européen ait le pouvoir de dissoudre le Parlement européen, sur proposition de la Commission; - la Commission ait un nombre de Commissaires inférieur à celui des Etats membres, pourvu que l'équilibre géographique soit maintenu; - une future Charte des parlements nationaux garantisse la participation de ces parlements au processus européen (M.Aznar note là qu'il a demandé à la Convention européenne de "réfléchir aux énormes taux d'abstention électorale" aux élections européennes). M. Aznar, pour qui l'adoption d'un catalogue de compétences serait "une erreur"¸ demande aussi qu'on réfléchisse à la présence de l'UE au Conseil de sécurité de l'ONU. Tout en reconnaissant qu'il s'agit d'un domaine où "il est particulièrement douloureux de céder des parcelles de souveraineté", M.Aznar estime que "ce que nous pourrions obtenir d'une action conjointe est beaucoup plus que ce que nous avons à perdre".

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