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Bulletin Quotidien Europe N° 8215
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Tony Blair veut que le Sommet de Séville "relance" la politique commune d'asile et d'immigration en liant aide au développement et lutte contre les migrations illégales - Discours de Peter Hain

Bruxelles, 21/05/2002 (Agence Europe) - Le Royaume-Uni veut que le Sommet de Séville "relance" la politique commune d'asile et d'immigration et utilise "tous" les instruments possibles pour faire pression sur les pays tiers d'où viennent les clandestins. "Malgré certains progrès, le programme important décidé à Tampere (espace européen de justice, sécurité et liberté) s'enlise", a écrit Tony Blair à ses homologues européens. "Nous avons raté les dates-butoirs sur l'asile, fait peu de progrès pour encourager les retours, et devons faire plus pour renforcer les frontières de l'UE", écrit M. Blair, qui attend du Sommet de Séville qu'il relance les actions dans ces trois domaines. Plus particulièrement, le Royaume-Uni veut une "approche plus ferme" vis-à-vis des pays d'où vient l'immigration illégale, et veut que l'UE évalue les performances des pays et "soit prête à utiliser tous les instruments financiers et économiques de l'UE avec ceux qui ne sont pas coopératifs". En clair, aller jusqu'à lier l'aide au développement à la lutte contre l'immigration illégale et aux accords de réadmission. Tony Blair, qui avait envoyé cette lettre à José Maria Aznar à quelques jours de sa visite à Londres, ce lundi, s'est félicité de la volonté de l'Espagne d'inscrire l'immigration illégale à l'ordre du jour du Sommet de Séville. Nous ne voulons "pas une forteresse-Europe, mais il doit y avoir un certain ordre et des règles sur la manière dont les gens entrent en Europe", a déclaré M. Blair à l'issue de leur rencontre.

Dans un discours prononcé mardi à Birmingham pour montrer "Comment l'Europe nous apporte à tous plus de sécurité", le ministre britannique pour l'Europe, Peter Hain, a assuré que seule l'appartenance à l'Europe et la coopération entre les Quinze pouvaient permettre de lutter contre le terrorisme, le trafic des êtres humains et la criminalité organisée. "C'est seulement en coopérant de cette manière que nous pouvons résister aux idées racistes, au faux populisme et à la désignation de boucs émissaires des Le Pen de l'Europe", a-t-il déclaré. Mais il faut pour cela "plus d'action" de la part de l'Europe. Quant à la Commission européenne, elle "s'est félicitée de l'intérêt porté par les chefs d'Etat et de gouvernement au problème de l'immigration illégale", et a rappelé dans un bref communiqué de presse qu'elle a présenté "toutes les propositions pertinentes sur ce sujet".

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