Bruxelles, 19/04/2002 (Agence Europe) - La Présidence espagnole a fait le 17 avril, au nom de l'UE, la déclaration suivante: « L'UE exprime sa préoccupation quant à la détérioration de la situation à Madagascar et condamne les épisodes de violence et les violations des droits de l'Homme qui ont eu lieu récemment. L'UE rappelle l'urgence pour les personnalités malgaches concernées de saisir l'occasion de leur présence à Dakar pour reprendre le dialogue sous l'égide de l´OUA, pour trouver une sortie à la crise politique qui secoue Madagascar et qui risque de compromettre sérieusement l'avenir de l'île. L'UE prône la mise en place d'un gouvernement de réconciliation nationale ayant comme objectif principal l'organisation d'une nouvelle consultation électorale dans les six mois. L'UE réitère sa disposition à soutenir politiquement et techniquement cette nouvelle consultation électorale, entre autres par l'envoi d'observateurs internationaux. L'UE condamne les atteintes portées volontairement à la bonne marche de l'économie du pays tout entier et à la libre circulation des biens et des personnes et demande le rétablissement des conditions pour une reprise immédiate des activités économiques et sociales. Finalement, l'UE confirme sa volonté de poursuivre la mise en œuvre des programmes d'assistance et coopération sur l'île, mais constate qu'en l'absence d'un accord politique la dégradation de la situation aura des effets sur le partenariat entre l'Union européenne et Madagascar. Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'UE, Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, ainsi que les pays de l'AELE, membres de l'EEE, se rallient à la présente déclaration ».