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Bulletin Quotidien Europe N° 8196
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/mediterranee

Le report de la cérémonie de signature de l'accord avec le Liban annonce la très probable défection de ce pays et de la Syrie - La demande d'une session ad-hoc du Conseil UE/Israël maintenue

Bruxelles, 19/04/2002 (Agence Europe) - Le Liban a demandé le report de la cérémonie de signature de l'accord d'association qu'il a conclu avec l'Union européenne, indique-t-on de sources officielles de part et d'autre. Le motif invoqué du côté libanais est que le premier ministre, actuellement en visite à Washington, a souhaité qu'il soit procédé à un ultime examen du contenu de l'accord avant d'en sceller l'adoption formelle. Aucune indication n'est donnée sur la nature des points à réexaminer pour une dernière fois.

On sait que la conclusion de cet accord avait longtemps buté sur des aspects de nature politique, en particulier sur la question de la « réadmission » des étrangers illégalement introduits en Europe, et soumis à une procédure d'expulsion. La plupart des pays ont refusé d'y souscrire pour tous les ressortissants, sauf pour leurs propres nationaux. Dans le cas du Liban comme de la Jordanie, le problème a buté sur le sort à réserver aux réfugiés d'origine palestinienne. Ce report - jusqu'à une date que le Liban affirme vouloir la plus rapprochée possible - serait, selon une source libanaise, sans lien avec les enjeux politiques autour de la Conférence ministérielle euromediterranéenne de Valence (22 et 23 avril). Ceci n'exclut toutefois pas que les fauteuils réservés au ministre libanais comme à son collègue syrien restent vides. Ces deux pays, en effet, ont officiellement demandé à l'UE de suspendre Israël des activités du processus de Barcelone. La Commission rejette cette proposition et compte sur les rencontres en marge de la session ministérielle de Valence pour rappeler sa position, notamment son souhait de réunir à bref délai une session ad-hoc du Conseil d'association UE-Israël: «cela dépend des Quinze, mais la Commission maintient sa demande sur la table», a affirmé vendredi le porte-parole de Chris Patten, qui a, par ailleurs, confirmé que le Commissaire maintient aussi sa demande d'une enquête indépendante sur ce qui s'est passé à Jenine (massacres selon les Palestiniens et des organisations humanitaires, résultat prévisible des combats, d'après Israël).

On relève également dans ce contexte l'appréciation de la situation à laquelle s'est livré, devant les parlementaires de son pays, le Premier ministre danois qui assurera la présidence du Conseil des ministres de l'UE à partir de juillet: « pour moi, il est compréhensible et explicable que la société israélienne ait le besoin de se défendre contre les attentats-suicides », a dit M. Anders Fogh Rasmussen, tout en reconnaissant qu'il « est clair que la voie de l'escalade actuelle n'est pas la solution ». L'opposition du centre-gauche a critiqué cette attitude jugée en « porte-à-faux » par rapport à la position commune européenne.

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