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Bulletin Quotidien Europe N° 8184
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/proche-orient

Les Quinze tentent d'obtenir le retrait de Tsahal des territoires palestiniens - Soutien de la Russie

Bruxelles, 03/04/2002 (Agence Europe) - Les quinze ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se sont réunis, mercredi soir à Luxembourg, pour une réunion informelle sur la situation au Proche-Orient. Plus que symbolique, cette rencontre, improvisée par la Présidence espagnole, souligne la gravité de la situation et la nécessité d'une réponse européenne. La précédente réunion de ce type avait eu lieu après les attentats du 11 septembre dernier aux Etats-Unis. Les ministres des Affaires étrangères se sont retrouvés sous la présidence de l'Espagnol Josep Piqué pour un dîner (formule qui permet d'assurer la confidentialité des discussions) qui devait être suivi dans la nuit par une conférence de presse. Ils devaient demander la pleine application de la résolution 1402 du Conseil de sécurité des Nations unies et le retrait immédiat de l'armée israélienne des villes palestiniennes. L'envoi d'une délégation sur place était aussi envisagé.

Mardi, au moment où le Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune de l'UE, Javier Solana, préparait cette réunion avec les autorités espagnoles, le président du Conseil européen, José Maria Aznar a écrit au Premier ministre israélien pour lui demander de respecter la résolution du Conseil de sécurité, appliquer un cessez-le-feu, rétablir l'accès de Yasser Arafat à l'alimentation, l'eau et l'électricité et lui permettre une reprise des contacts avec les diplomates étrangers et les autres responsables palestiniens. Ces demandes ont par ailleurs été signifiées, au nom de l'UE, à l'ambassadeur d'Israël à Madrid. La position de l'UE a reçu le même jour le soutien du ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, qui rencontrait M. Piqué et Solana à Madrid. « La position de la Russie correspond précisément à celle de l'Espagne », a déclaré M. Ivanov avant d'ajouter: « Nous partageons tous l'objectif de combattre le terrorisme international (…), mais cela ne doit pas conduire à la destruction de l'Autorité palestinienne. Nous sommes des amis d'Israël (…), mais l'application immédiate de la résolution du Conseil de sécurité est nécessaire. Il n'y a pas d'autre alternative ».

La France devait proposer, mercredi soir, l'envoi d'une délégation de l'UE, conduite par MM. Aznar (ou Piqué) et Solana, pour rencontrer MM. Sharon et Arafat. Avant la réunion, Josep Piqué a souligné la responsabilité des Américains ainsi que leur devoir de contribuer à l'application de la résolution 1402. « Nous sommes tous convaincus que sans les Etats-Unis, il sera impossible de trouver une solution véritable au conflit », a-t-il déclaré. Son homologue français, Hubert Védrine, a, comme d'autres responsables politiques européens, estimé que la politique du gouvernement Sharon accule les Palestiniens au désespoir et à la violence et qu'on ne peut pas « combattre le terrorisme par la seule oppression ». Le Premier ministre grec Costas Simitis a évoqué la disponibilité de son pays à contribuer à toute initiative qui permettra la relance du processus de paix et il a estimé que le plan de paix saoudien constituait une bonne base pour ce processus.

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