Bruxelles, 11/03/2002 (Agence Europe) - Les derniers développements au Proche-Orient ont été débattus par les ministres des Affaires étrangères des Quinze, lundi à Bruxelles, sur la base du rapport que leur a fait le Haut représentant pour la PESC, Javier Solana, de ses contacts récents avec Shimon Perez et Yasser Arafat, ainsi qu'à Washington (avec Kofi Annan et les autorités américaines), mais aucune conclusion n'a été tirée à ce stade. Un consensus s'est dégagé sur la nécessité de tout faire pour arrêter la spirale de la violence et de rouvrir les négociations politiques, dans un souci de sécurité et de règlement politique du conflit. Il reviendra au Sommet européen de Barcelone, les 15 et 16 mars, d'adresser un message fort, en accord si possible avec les Américains, la Russie et les pays arabes, pour trouver une issue au conflit
Les ministres ont noté et salué les éléments politiques positifs que constituent le renoncement du Premier ministre israélien Ariel Sharon à la condition qu'il avait posée à la reprise des négociations (7 jours sans incident), sa décision de redonner à Yasser Arafat sa liberté de mouvement à l'intérieur des territoires occupés, le retour en Palestine du général Anthony Zini, l'envoyé spécial américain, et la présence du vice-président américain Dick Cheney dans la région, témoignant d'un réengagement des Etats-Unis sur le terrain.
Commentant cet échange de vues, Josep Piqué à déclaré devant la presse que le Conseil avait exprimé « sa profonde préoccupation à l'égard des épisodes quotidiens de violence extrême ». « Nous reconnaissons qu'il faut intensifier les travaux politiques et diplomatiques. Certaines circonstances méritent notre attention: nous saluons la décision de permettre la liberté de mouvement à Yasser Arafat, mais nous souhaiterions voir cette liberté de mouvement étendue à l'extérieur des territoires occupés pour qu'il puisse être présent au sommet de la Ligue arabe, à Beyrouth, à la fin mars ». Selon lui, le renoncement à la condition préalable de 7 jours sans violence ouvre la voie à un cessez-le-feu. L'envoi de l'émissaire américain Zini est à saluer comme « un pas important tout à fait positif » , tout comme les idées du président égyptien Moubarak et l'initiative du Prince Abdalah d'Arabie saoudite qui « doit constituer une référence pour la reprise éventuelle des négociations de paix. « Toutes ces initiatives méritent notre soutien. A Barcelone, le Sommet fera une déclaration claire, solide, non ambiguë», a affirmé M. Piqué.